Liane Foly, investie pour la protection des animaux

Lyon a vu naître nombre d’artistes talentueux, à l’instar de Liane Foly. Rencontre avec cette femme de cœur et de convictions.

Votre spectacle s’intitule La folle part en cure. Notre société est-elle si folle que ça ?

Après la dernière représentation de La Folle Parenthèse qui a rencontré un franc succès, j’ai voulu enchaîner sur un autre projet. J’avais une idée : ces dernières années, la rigologie s’est développée dans les centres de thalasso. Eh oui, il existe vraiment des thérapies par le rire ! Qui font du bien à nos contemporains. Moi qui vais en thalasso au moins une fois par an, depuis une trentaine d’années, je me suis dit que ça pouvait être intéressant. Dans ce spectacle, plein de personnages vont se croiser en cure, à la recherche du bonheur avec dérision et humour.

 

La défense de l’environnement, cela vous touche ?

Bien sûr, et depuis toujours ! Je suis née dans une famille qui accordait beaucoup d’importance au respect, à l’apprentissage, à l’humilité, à la simplicité et la préservation de la Terre. J’ai passé toute mon enfance à la campagne. La sensibilité à l’écologie est, pour moi, une évidence. Je me rapproche de la nature dès que je le peux, je vis avec des animaux. C’est un besoin. Cela passe aussi par le tri des poubelles, l’alimentation bio, etc. La question ne se pose même pas. Par exemple, quand j’étais petite, il ne m’est jamais arrivé de balancer quelque chose dans la rue, jamais ! Bien sûr, aujourd’hui, pour les besoins de mon métier, je suis obligée de prendre l’avion ou la voiture, mais ça ne m’empêche pas d’avoir conscience du monde dans lequel je vis.

Vous aimez les animaux. Et vous les défendez aussi…

J’ai toujours eu des chiens. En ce moment, mes parents s’occupent de mon petit bichon, car je travaille beaucoup. On adore les bichons dans la famille ! J’ai également eu trois labradors. Je suis marraine d’une association contre la fourrure avec Corinne Touzet (actrice, réalisatrice et productrice française, ndlr). C’est très important, mais on n’en parle pas. La souffrance pour la souffrance, c’est insupportable. Je n’ai jamais porté de fourrure et je n’en porterai jamais. Ma grand-mère, qui était au Secours catholique, m’a éduquée ainsi, ça laisse des traces…

Et la corrida, la chasse à courre ?

Au secours ! Jamais de la vie ! La corrida est un sport national en Espagne, c’est l’histoire des Espagnols. Moi, je n’y assisterai jamais. Quant à la chasse à courre, c’est une tradition aristocratique que je ne connais pas. Mais, comme je suis pour la protection des animaux, vous pouvez aisément imaginer ce que j’en pense.

(Extrait de Néoplanète 29)

 

La chanteuse et humoriste est aussi très investie dans la cause féministe. Découvrez comment.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.