Fourrure : les visons dans le viseur

American_mink_geograph.co.uk_2083077Un projet d’implantation d’élevage de 18 000 visons à Bleid, près de Virton (Belgique), ne passe pas inaperçu auprès des associations protectrices des animaux. 

 

 

 

Direction la Gaume, région wallonne de Belgique et plus précisément à Virton, où le maire François Culot est pointé du doigt par des associations belges comme la SRPA (Société Royale Protectrice des Animaux d’Arlon) ou le groupe Gaia. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’il ne semble pas s’opposer contre l’intégration d’un élevage de 18 000 visons dans sa ville : « On est très attentif à la protection de la chaîne du bien être animal. On peut imposer des conditions. »

Sachant que l’élevage de visons pour leur fourrure n’est pas interdit en Belgique, il semble peu probable que François Culot contre cette demande. Pour Jean-Philippe Marchal, l’agriculteur souhaitant réaliser cet élevage : « Depuis plusieurs années je cherche une diversification, et je suis tombé sur un article qui parlait de l’élevage pour la fourrure. Ça m’a intéressé, avec l’avantage que ce ne soit pas alimentaire. Pas de crise de la vache folle, de la dioxine… Ceux qui parlent de bien être animal n’ont jamais visité un élevage. Il y a une réglementation, c’est x cm par vison. »

Ces paroles ne rassurent pas pour autant les associations. La SRPA a créé une page sur les réseaux sociaux contre le projet qui a atteint 4 000 adhérents en une semaine, et 7 000 signatures sur la pétition en ligne. « Nous allons faire une pétition au niveau national, pour essayer de faire passer la loi interdisant définitivement l’élevage des animaux à fourrure en Belgique. » Certains pays comme l’Autriche ou le Royaume-Uni ont déjà prohibé l’élevage des animaux à fourrure, et d’autres sont progressivement en train d’abolir ces fermes (Pays-Bas, Suède).

La fourrure est un phénomène de mode qui part et qui revient, mais il faut savoir qu’il faut entre 30 et 80 visons pour un seul manteau ! Les fermes d’élevage européennes représentent 64% de la production internationale de fourrure de ces petites bêtes contre 25% en Argentine et en Russie, et 11% en Amérique du Nord. En France, 280 000 productions de peaux de visons et de renards sont réalisées par an, soit 3 500 manteaux minimum pour 3 500 accros à la mode…

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Venue tout droit des États-Unis, Charlotte est rentrée en France pour faire ses études de journalisme à l'ISCPA - Paris. Après une première expérience de journalisme culture dans le Web, elle se tourne vers l'environnement et les animaux avec Néoplanète.