Les plantes dépolluantes, une arnaque ?

L’ADEME a publié aujourd’hui son avis sur les plantes dépolluantes dans un rapport intitulé « Plantes et épuration de l’air intérieur ». Un avis plus que mitigé sur leur supposée efficacité.

Depuis quelques années, les plantes dépolluantes ont les racines en poupe pour assainir nos intérieurs. On nous vantait ainsi les bienfaits de l’azalée qui capte l’ammoniac ou encore des ficus contre le formaldéhyde.

« En laboratoire, en enceintes contrôlées, des plantes peuvent présenter une capacité à absorber certains polluants gazeux, admet le rapport de l’ADEME. Cette capacité peut être influencée par différents paramètres physiques et/ou biologiques. Dans les bâtiments, en conditions réelles d’exposition, l’efficacité d’épuration de l’air par les plantes seules est inférieure à l’effet du taux de renouvellement de l’air sur les concentrations de polluants. » Autrement dit, l’aération  et la ventilation restent bien plus efficaces que l’épuration par les plantes.

Par conséquent, l’ADEME considère que l’argument  « plantes dépolluantes » n’est pas validé scientifiquement au regard des niveaux de pollution généralement rencontrés dans les habitations et des nouvelles connaissances scientifiques dans le domaine.

En matière d’amélioration de la qualité de l’air intérieur, la priorité reste la prévention et la limitation des sources de pollution (entretenir les chauffe eaux et chaudières, réduire l’utilisation de produits chimiques ménagers, etc) accompagnées d’une ventilation ou plus généralement d’une aération des locaux (entretien du système de ventilation, ne pas bloquer les orifices d’aération, ouvrir les fenêtres tous les jours quelques minutes, etc).

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