Les people en pleine crise de fourrure

crédit creative commons Flickr  Otwarte Klatki85% des fourrures sont issues d’animaux élevés en batterie contre 15% d’animaux sauvages trappés ou chassés.

– Suite à l’enquête de l’association ANIMALTER réalisée en octobre dernier auprès des services compétents de l’Etat, la France compte 12 élevages d’animaux à fourrure (principalement des visons) pour un total de 175 000 animaux. 8 sont des élevages de visons.

La France compte aussi 25 élevages de lapin Orylag, une espèce obtenu génétiquement par l’INRA (Institut national de recherche agronomique). « La coopérative, qui a été fondée pour gérer les vingt élevages d’Orylag® existant en France, est détentrice de deux brevets : la fourrure Orylag® et la viande appelée Rex du Poitou, d’après la région où ils sont élevés. 100 000 lapins Orylag® sont tués et dépecés chaque année, pour un chiffre d’affaires annuel de 3 millions d’euros. De grandes maisons, telles que Fendi, Dior, Chanel, Hermès ou Dolce & Gabbana, font appel à cette coopérative », explique Coalition to Abolish the Fur Trade dans un rapport intitulé La Réalité de l’élevage commercial de lapins en Europe.

– L’Europe est le premier producteur mondial de peaux. Les 6 000 fermes d’élevages se répartissent entre le Danemark, la Pologne, la Hollande, la France et la Finlande. 15% de la fourrure provient d’animaux sauvages, comme la zibeline ou le coyote.

En 2014, plus de 75 millions d’animaux ont été élevés et abattus pour leur fourrure dans le monde, dont 66 millions de visons et 10 millions de renards, sans compter les autres espèces élevées en Europe (chinchillas, ratonlaveur) ni tous les animaux abattus en Chine. C’est pourquoi certaines associations annoncent même 90 millions d’animaux.

Élevons-nous contre dans cette industrie aux conditions insoutenables : à lire page 3. 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.