Les oiseaux se la coulent douce

©jacquesgillonOn dirait qu’ils se sont donnés le mot. Toute l’année des dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs issus des quatre coins du globe,  viennent se « poser » quelques jours, quelques mois ou une saison entière dans la réserve ornithologique du Teich du Bassin d’Arcachon. Comme un break dans un hôtel étoilé avant de reprendre la route du Sud ou de la maison.

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40 ans déjà que la Réserve ornithologique du Teich accueille toutes sortes de pensionnaires (plus de 300 espèces depuis 1972), amoureux de son climat tempéré et de sa végétation. Entre novembre et février, c’est l’affluence : de nombreuses espèces nichant dans l’Arctique viennent passer l’hiver. La Bernache cravant (voir photo ci-dessous), par exemple, vient chaque année avec ses 50 000 autres copines. Cette petite oie de Sibérie, menacée par le changement climatique, a pris ses quartiers dans la Réserve. L’hiver, on trouve plein de Limicoles, des petits échassiers de rivage, qui s’alimentent à marée basse sur les vasières et se réfugient à marée haute. Ils sont beaucoup à faire la navette entre les marées, notamment la Barge à queue noire, le Bécasseau Variable ou encore le Pluvier argenté.

Club Med et libertébernache

Comme un immense club de vacances pour oiseaux sauvages, le site est ouvert à tous les volatiles. « Pas besoin de passeport, de billet Ryanair ou de faire partie de l’Espace Schengen » ironise Claude Feigné, ornithologue et responsable de la Réserve. Les 120 hectares de forêts, roselières, prairies, marais et lagunes fournissent une grande diversité d’habitats pour les 260 espèces qui cohabitent. Certaines ont même posé les valises et y nichent à l’année. C’est le cas du Râle d’eau, petit oiseau à rayures noires sur les flancs et qui affectionne particulièrement les roselières.

Il n’y a pas vraiment de période idéale pour observer les oiseaux mais on peut avoir la chance d’en apercevoir toute une tripotée de fin avril jusqu’à mi-mai et de fin août à début octobre.

Ceux qu’on voit le plus : cigognes blanches, aigrettes, hérons.

Ceux qui se font plus discrets et plus rares : la spatule blanche ou le tadorne de Belon

Avant d’entamer sa visite guidée, Claude Feigné, précise : « Les oiseaux sont toujours en totale liberté et autonomie. C’est le principe de la Réserve du Teich : tous nos pensionnaires viennent d’eux-mêmes et repartent d’eux-mêmes, ils ne sont pas en captivité ».

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Mathilde Samama, étudiante en dernière année à Sciences PO, en Master Développement Durable.