« Les moissons du futur », ou comment nourrir le monde de demain

Le 16 octobre à 20h50, Arte diffusera « Les moissons du futur », un documentaire signé Marie-Monique Robin. Son enquête révèle que sans les firmes agroalimentaires, la nourriture pourrait être une ressource abondante, et que l’agro-écologie sera capable de nourrir aisément 12 milliards d’individus ! Une première.

les moissons du futur« Le XX° siècle était dédié au chimique, je suis persuadé que le XXI° sera celui du biologique », affirme un agriculteur allemand dans le reportage. Tandis que les sols s’appauvrissent à cause des pesticides et des engrais de synthèse, et que les paysans dépendent financièrement des firmes agroalimentaires, une multitude de petits agriculteurs s’oppose au système et retourne peu à peu aux méthodes ancestrales sans renier des méthodes contemporaines non agressives pour l’environnement.

On découvre ainsi que :

– Les Tekkeï (agriculteurs japonais) ont décidé de ne plus fonder l’alimentation sur le commerce mais sur l’échange.

– Au Kenya, pour lutter contre l’invasion des papillons dans les champs de maïs, les producteurs adoptent la méthode « push-pull ». Des fleurs de sorcières, appréciées par les lépidoptères, sont placées sur des clôtures végétales, ce qui permet de concentrer le prédateur ailleurs que sur le maïs.

– Au Mexique, le « Milpa », permet de produire trois variétés de légumes en même temps, grâce à la synergie de l’un sur l’autre. Le maïs sert de tuteur aux haricots qui lui offre en retour de l’azote, tandis que les citrouilles gardent le pied de la céréale humide, grâce à ses larges feuilles.

Le point commun entre toutes ses méthodes ? Aucune d’entre elle ne requiert d’engrais chimiques. Et pourtant, leur rendement est parfois multiplié par deux !

 

Notre avis : un documentaire saisissant loin des propos alarmistes, qui nous prouve qu’un monde meilleur est possible. Un monde dans lequel l’agriculture serait capable de nourrir chacun d’entre nous.

 

Le mot de la réalisatrice Marie-Monique Robin : « Pourquoi ce documentaire ? »

« Quand on me dit quelque chose, je vais toujours ouvrir la boîte noire pour comprendre le pourquoi. Lors d’une émission, on m’a affirmé qu’il n’était pas possible de se passer de l’industrie agroalimentaire. Et bien, je suis allée ouvrir cette boîte pour connaître le fondement de ce propos. Résultat, je n’ai trouvé aucune étude sérieuse. »

 

Portrait d’une réalisatrice militante, sur France 3

 

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Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.