L’avis des médecins sur les ampoules basse conso

Three compact=Pour lever les angoisses, les médecins de l’ASEF font le point sur les ampoules à basse consommation.

Le 8 janvier 2009, les médecins de l’Association Santé Environnement France ont publié les résultats d’une étude, menée par l’ASEF en collaboration avec le Magazine « Quelle Santé » et les laboratoires Tera Environnement, sur les lampes à basse consommation. Celles-ci  remplaceront bientôt les ampoules traditionnelles et elles contiennent du mercure, substance qui s’attaque notamment au système nerveux.

Selon, le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’association : « Oui, il y a du mercure, comme dans les thermomètres, mais si vous cassez une ampoule dans votre salon, vous ne serez pas mortellement impacté. Il suffit de bien aérer et de prendre quelques précautions pour nettoyer notamment mettre des gants et utiliser un balai et non l’aspirateur ».

Plus précisément que doit on faire ? On quitte la pièce rapidement en ouvrant la fenêtre  pour bien aérer  et ceci pendant 15 minutes avant de procéder au nettoyage,  qui consiste a placer tous les débris dans un contenant hermétique avec des gants et un balai, jamais d’aspirateur, on continue la ventilation de la pièce pendant plusieurs heures puis on trouve une déchetterie pour y déposer la boite  afin de recycler l’ampoule cassée.

L’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) recommande elle de ne pas se placer à moins de 30 cm d’une lampe utilisant une ampoule basse consommation, donc de ne pas les utiliser comme lampes de chevet ou de bureau. Vigilance également chez les personnes appareillées d’implants ou de prothèse médicales, actif ou non. Au printemps 2010, une  étude CRIIREM/ ADEME nous permettra d’en savoir un peu plus sur ces ampoules.

Gros souci par contre sur le recyclage car seulement 30% des lampes à basse consommation sont recyclées, les autres 70% se retrouvent dans les poubelles. Plus dramatique, ces quelques milligrammes de mercure par ampoules se retrouvent dans l’air, le sol et voire dans  l’eau des nappes phréatiques.

En France « Récylum » est  chargé de recycler les ampoules après leur récupération dans les points de vente, qui ont l’obligation de reprendre les ampoules mais cela  n’est pas mis systématiquement en place et les déchetteries du territoire, mais seules 2 000 déchetteries le font sur 3 500.

Alors un conseil d’ecocitoyen : rapportez vos ampoules usagées non cassées dans les points de ventes ou déchetteries et celles cassées dans les déchèteries, cela aidera a soigner notre planète et nos enfants. Attendez l’étude qui paraîtra au printemps pour utiliser ces ampoules comme lampes de chevet et de bureaux.

Et vous, avez-vous déjà acheté des ampoules à basse consommation ? En êtes-vous satisfait ? Êtes-vous inquiet pour votre santé ?

Creative Commons License photo credit: StormPetrel1


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Spécialiste des questions en santé environnement, des risques sanitaires environnementaux et de la gestion de crise, responsable d'enseignement à ENA et de cours à HEC. Deux ans conseiller technique risques santé environnement au cabinet de Jean-Louis Borloo (juin 2007- mai 2009) Déléguée générale de l' association Santé Environnement France pour Ile-de-France (ASEF). Déléguée générale de la Société Française de Santé et Environnement (SFSE). Secrétaire générale de la Société Française de Médecine de Catastrophes (SFMC)