Les marais salants de La Trinité-sur-Mer ouverts au public

Après 50 ans d’inactivité, la production de sel a repris dans le marais salant le plus au nord de l’Europe, à La Trinité-sur-Mer (56). Sur un espace naturel dorénavant ouvert au public, nommé site de Kervilhen, le paludier Damien Phélip exploite ce terrain qui constitue désormais un véritable outil pédagogique sur la biodiversité.

Les marais salants reviennent à la vie ! Le Conseil général du Morbihan et la commune de la Trinité-sur-mer ont souhaité réhabiliter les anciens marais salants de Kervilhen, entre Carnac et la Trinité-sur-mer. A l’instar des marais de Lasné à Saint-Armel où l’activité d’un paludier a permis d’accroitre la biodiversité tout en restant ouvert au public, la réhabilitation du site de Kervilhen constitue un outil pédagogique.

Situé au coeur de la Zico (Zone importante pour la conservation des oiseaux) de la baie de Quiberon, le site de Kervilhen abrite des oiseaux comme l’aigrette gazette, le busard des roseaux, le martin-pêcheur ou le gorge-bleue à miroir. Le site permet donc de sensibiliser le public à la richesse du milieu naturel.




Depuis le mois de mai, Damien Phélip exploite la saline. Depuis le 20 juillet,elle est ouverte aux visiteurs qui peuvent suivre les différentes étapes de la production se sel, de l’alimentation en eau à la cristallisation jusqu’au stockage dans la salorge (du nom des greniers où l’on stocke le sel). « Nous allons couper en deux la saline, réaliser une zone de quiétude et créer seize oeillets (ce ne sont pas des fleurs, mais des surfaces rectangles de 70m2 environ, dans lesquelles le sel finit par cristalliser lorsque l’eau qui y est enfermée arrive à saturation [ndlr]) cette année puis quatorze l’année prochaine » explique le jeune paludier à Ouest France.


Les travaux de réhabilitation du marais ont porté sur la remise en état de la saline, mais aussi de la vasière, où des îlots destinés à la nidification ont été spécialement conçus ! Une idée intéressante pour les oiseaux. Une attention particulière a également été portée à la conservation de la mare qui fournit une arrivée d’eau douce et salée favorable aux batraciens, et de la lagune qui sert d’alimentation au printemps et de reposoir pour les oiseaux en hiver. Faune, flore y trouvent donc leur compte. A noter que les marais salants de Kervilhen pourraient produire sur une année jusqu’à 800kg de gros sel et de fleur de sel par oeillet, soit près de 10 tonnes sur l’ensemble de l’exploitation… De quoi donner aux visiteurs l’eau à la bouche !


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