Bordeaux, premier site d’hydroliennes en France

Marc Lafosse - Copyright: Marion FerrereL’énergie de demain se trouve sous l’eau avec des hydroliennes en plein développement. Le premier site d’essais français sera inauguré fin 2013 et prendra place aux pieds du Pont de Pierre à Bordeaux. En accord avec sa politique de développement durable, la ville mise sur la Garonne pour produire 20% de son éclairage public. Toutes les explications sur le site et les Energies Marines Renouvelables (EMR) avec Marc Lafosse, président du bureau d’étude Energie de la Lune et porteur du projet.

 

Hydrolienne- Copyright: Energie de la LuneLa France espère devenir leader sur le marché des EMR, qui consiste à produire de l’électricité à partir des ressources de la mer. Au total il existe six techniques : l’éolien offshore, l’hydrolienne, l’houlomoteur, l’osmotique, E.T.M et la marémoteur. Afin d’atteindre cet objectif, déclaré le mois dernier par Delphine Batho ministre du Développement Durable, le gouvernement soutient ces différentes technologies hormis la marémoteur. En effet, la plus ancienne des énergies marines a été délaissée en France depuis plusieurs années car jugée peu respectueuse de l’environnement.   « Au total, 113 millions d’euros seront investis dans les EMR au cours des 10 prochaines années», souligne Marc Lafosse président du bureau d’étude Energie de la Lune. Et pour cause : 40 000 emplois pourraient être créés d’ici 2020 grâce à la filière. La première pierre de ce chantier énergétique a été posée à Bordeaux avec le SEENEOH (Site Expérimental Estuarien National pour l’Essais et l’Optimisation d’Hydroliennes), unique site au monde d’hydroliennes dans un estuaire. Ces dernières captent l’énergie des courants grâce à leurs palmes qui les transforment ensuite en électricité. « La technique est ancienne, elle a été utilisée dès 1648 à Angers avec les moulins à nefs », rappelle Marc Lafosse. « L’enjeu aujourd’hui est de commercialiser cette énergie », ajoute l’océanographe.  Le potentiel européen en énergie hydrolienne est réel puisque estimé à environ 12,5 GW, soit une production annuelle de 48 TWh équivalente à celle de trois centrales nucléaires dernière génération.

Pourquoi avoir choisi Bordeaux comme site d’essais ? La réponse page 2 !

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Etudiante en dernière année à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris (ESJ), Marion est une grande passionnée de sport, voyages et découvertes. Après avoir travaillé en tant que reporter pour radio Africa n°1, Chérie Fm et France Bleu 107.1, elle rejoint Néoplanète. Jeune journaliste, Marion pige également pour Les Nouvelles de Versailles.