Les Hautes Terres de Provence : « Ici, c’est autre chose que loin, c’est ailleurs »

DSCN0151Cette citation de Giono, originaire de Manosque, résume le caractère d’exception des Hautes Terres. Partagée entre les Alpes et la Méditerranée, aux confins des Alpes de Haute-Provence, la région livre une partition unique de découvertes et de panoramas. A lire dans Néoplanète n°37.

S’ENVOYER EN L’AIR

Vol à voile, montgolfière, planeur, escalade… l’aérologie particulière des montagnes qui trônent sur le territoire autorise tous les plaisirs. Idéal pour prendre un peu de hauteur et apprécier la palette de couleurs qui dessine montagnes et vallées. Pour les Terriens en mal de vertige, la via ferrata de la Grande Fistoire, à La Motte-du-Caire, vous entraîne à 110 mètres d’altitude : pont népalais, passerelle de 60 mètres, grande muraille et trois tyroliennes pour vous ramener au bercail, sous le regard bienveillant de professionnels de l’escalade.

Si vous optez pour la randonnée, la montagne de Lure, dans le pays de Forcalquier, déroule nombre d’expériences insolites : « Rando Bistrot » à la rencontre des produits du terroir, à pied, à vélo, à cheval ou en calèche, marche nocturne et observation des étoiles. A quelques encablures, pour aller plus loin dans la découverte de l’univers, Saint-Michel-l’Observatoire, avec son Centre d’astronomie, ouvre sa grande coupole et déploie son télescope de près de deux mètres. Les treize coupoles de l’Observatoire ajoutent au paysage une note futuriste, dans un ciel réputé être « le plus pur » d’Europe.

GLISSE À TOUS LES ÉTAGES

En hiver, à proximité de Saint-Etienne-les-Orgues, la montagne de Lure dispose d’une micro-station de sports d’hiver, site de prédilection pour la randonnée nordique, à skis, en luge ou à raquettes. Une station à taille humaine, loin des usines à neige, avec un point de vue unique sur les Alpes du Sud, du Parc national des Ecrins aux collines provençales.

Plus à l’est, Pra Loup ou Super Sauze combleront les « purs et durs » de la glisse à sensation.

UN POTAGER DANS VOTRE ASSIETTE

C’est de plus en plus la tendance : les restaurateurs cultivent et ouvrent leur jardin. C’est le cas à Château-Arnoux, à deux pas de Sisteron, où Jany Gleize, étoilé Michelin pour La Bonne Etape, glane dans son potager les saveurs de votre assiette. Un jardin bio, à l’anglaise mais aux accents de Provence, fouillis savamment orchestré, pêle-mêlant sarriette, sauge, origan, laurier, ceps de vigne et arbres fruitiers. La visite du potager est à elle seule un festival de senteurs et un régal pour les yeux.

Idem à l’Oustaou d’Oulivié, chez Joyce Borgmann, à Oraison, à l’est de Forcalquier. Là, alors que vous êtes attablé entre deux plats, la chef musarde dans les travées de son jardin pour agrémenter votre menu de légumes ou de fruits frais et bio, tout juste cueillis, au fil des saisons. Rassurant et goûtu.

Territoire de lumière, avec 300 jours de soleil par an, le pays de Forcalquier est aussi le « pays de l’écriture », rendez-vous incontournable des écrivains, graphistes et typographes, avec, entre autres, les Rencontres internationales de Lure, en août, ou la Maison des métiers du livre.

Du Val-de-Durance aux Hautes Terres, c’est une succession de hameaux perchés, de villages de caractère, de paysages lumineux. Eclairée par une gastronomie ensoleillée, la région a de quoi séduire les amateurs de bonne chère, de sport, de nature comme les érudits.

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Jean-Michel Véry

Guitariste, compositeur, après dix ans de bons et loyaux services auprès de musiciens comme Andy Chase, Laszlo de Trèbes ou Vivien Savage, il débranche pour le journalisme et collabore avec L’Optimum, Le Figaro, Politis… Un père anglais et une mère égyptienne, aux ascendances touaregs, lui confèrent génétiquement le goût du voyage. Il signe régulièrement la rubrique « tourisme » pour Néoplanète.