« Les femmes du bus 678 » : terminus pour le machisme

Le film de Mohamed Diab « Les femmes du bus 678 » suit le destin de trois femmes en guerre contre le machisme qui sévit au Caire.

A travers le film « Les femmes du bus 678 », en salles depuis le 30 mai dernier, le réalisateur égyptien Mohamed Diab peint la société actuelle du Caire, où la suprématie masculine et le machisme sévissent.

Pendant 1h40, le spectateur découvre trois destins de femmes qui décident d’inverser la donne et de lutter, dans la rue, au bureau ou dans leurs foyers contre cette aberration : Fayza, mère de famille traditionaliste, abonnée au harcèlement dans le bus, Seba, bourgeoise sans enfants qui subit les sorties de stade mouvementées, et Nelly dont le personnage est inspiré de Noha Rushdi, première femme à intenter un procès pour harcèlement. C’est désormais au tour de ces trois femmes d’humilier ceux qui les humiliaient. Divorce, procès, châtiments, la fin justifie les moyens.

Le film, nominé cette année au Festival Atmosphères, a également reçu le prix du public et du jeune public au Festival Méditerranéen de Montpellier 2011. Sorti sur les écrans égyptiens en 2010, avant la révolution, il a été attaqué en justice pour l’image néfaste du pays qu’il véhiculerait. Mohamed Diab a en effet osé lancer un pavé dans la mare, dans un pays où la peur et la honte empêchent les femmes de délier leurs langues.

Découvrez en page 2 l’interview du réalisateur, Mohamed Diab : « En Egypte, si une fille dit à ses parents qu’elle s’est fait harceler, ils ne la laisseront plus se rendre à l’école, son mari l’empêchera d’aller au travail… »

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone