Les Eddynnovations : comment dessaouler en deux secondes

À tous ceux et celles qui ont déjà regretté le verre de trop ou qui ont déjà somnolé au bureau après un pause déjeuner trop arrosée : des chercheurs de l’Université de Sydney ont découvert qu’une dose d’ocytocine (mieux connue sous le nom d’ « hormone du bonheur ») annule complètement les effets de l’alcool – du moins, chez les rats.

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Comment ça marche ?
Les chercheurs ont découvert cette intéressante propriété de l’hormone en étudiant ses effets sur trois groupes de rats : un sobre, le second alcoolisé, et le dernier alcoolisé puis injecté avec une dose d’ocytocine. Ils ont ainsi observé que les premier et dernier groupes avaient des comportements identiques, alors que les rats du deuxième group étaient… en train de roupiller au fond de leur boîte.

Cela serait dû au fait que l’ocytocine connecte les récepteurs du cerveau sur lesquels l’alcool exerce normalement son effet intoxicant, et permet donc de rester sobre. Les chercheurs ont même répété l’expérience en administrant aux rats l’équivalent d’une bouteille et demie de vin pour un humain, sans aucun effet d’ébriété chez les rongeurs.

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A quoi ça sert ?
Si cela fonctionne aussi chez l’Homme, nous pourrions bien sûr consommer de l’alcool libéralement et dessaouler sur commande, mais pas seulement. De nouveaux traitements contre l’alcoolisme pourraient en effet voir le jour, l’ocytocine aidant à réduire les sensations de manque et donc la consommation d’alcool.

Deux choses à noter, tout de même, avant de se ruer sur le tire-bouchon :

  • La molécule utilisée lors des tests n’est pas encore adaptée aux humains
  • Elle n’est pas efficace face à de trop grandes doses d’alcool

Il faudra donc encore faire preuve d’un peu de patience ou de modération, au choix.

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.