Les « Drives » : pour, ou contre ?

© 3Dmask - Fotolia.comLes caddies qui s’entrechoquent dans des rayons sans fin, la queue aux caisses… Faire ses courses est souvent vécu comme une corvée par la majorité des Français qui ne veut plus perdre de temps dans les hypermarchés. D’où le succès des « drives ». Inspiré des « drive-in » américains, le premier a été lancé en 2004 à Marcq-en-Baroeul (Nord) par Chronodrive, détenu par le groupe Auchan. Depuis, plus de 3 000 drives appartenant aux enseignes de grande distribution ont vu le jour (+ 70 % en 2013). Cette invention/adaptation française a séduit les autres pays, la Belgique étant le premier à avoir adopté cette formule de commerce qui consiste à faire ses courses sur l’Internet puis à les récupérer dans un entrepôt en voiture. Espagne, Italie, Chine, Indonésie… même le géant américain de la distribution, Walmart, s’y est mis. Et vous, êtes-vous pour, ou contre ?

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Néoplanète vous donne quelques points-clés pour savoir si vous faites partie des adeptes. 

Pour

Christophe Besse– Pas de perte de temps pour le consommateur : après quelques clics sur le site du distributeur de son choix (Auchan drive, Casino Drive, Chronodrive, Super U drive, Leclerc Drive, ou encore Carrefour…), direction le pointrelais du supermarché où un livreur range les courses dans le coffre du véhicule. Plus besoin de chercher une place parking, d’arpenter les rayons, et surtout d’attendre aux caisses aux heures de « pointe », ou le soir et le week-end, moments de repos et de loisirs.

Les prix via le service Drive sont identiques aux prix affichés en magasin alors que le client paye en général davantage pour être livré à domicile, sauf dans les cas de gratuité à partir d’un certain montant.

Les courses sont disponibles à n’importe quel moment, alors que la livraison impose des tranches horaires.

– Les Drives sont situés sur un axe domicile-travail en périphérie des villes : toujours dans un esprit de gain de temps, ils permettent d’aller chercher ses emplettes à la sortie du bureau sans faire de détour (si on va au boulot en voiture). Leclerc a cette année inauguré le premier Drive d’aire d’autoroute dans le sud-est, sur l’A8 entre Fréjus et Cannes. Les vacanciers sont donc aussi ciblés.

– Moins de risques d’achats compulsifs et de surconsommation : derrière un ordinateur, le client va à l’essentiel de la liste de courses (les Drives proposent entre 8 000 et 10 000 articles) alors que l’on peut facilement succomber aux nombreux produits qui font les yeux doux dans les rayons des supermarchés. Le budget est ainsi mieux maîtrisé.

– Plus facile pour les personnes à mobilité réduite  qui ont des difficultés à porter des produits lourds comme les packs d’eau ou les canettes de sodas.

– Les Drives permettent de créer des emplois de préparateurs : surtout à temps partiel ou en contrat étudiant, à moins qu’il ne s’agisse d’hôtes de caisse « reclassés ».

 A lire page 2 : pourquoi être contre ? 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.