Les couturiers en herbe ne se défilent pas

Atelier de Couture BDAAux Etats-Unis, le marché de la couture « made it yourself » a connu une telle envolée que le magazine Vogue lui a consacré une édition spéciale. En France, les petit remous de 2010 sont vite devenus une puissante vague. Paris, Lyon, Marseille, la Bretagne, l’Aquitaine… toutes les régions ont désormais leurs ateliers de création.

Dans une boutique vintage du 17ème arrondissement de Paris, Bastien de Almeida se réjouit : la couture revient à la mode en attirant tout type de client. « Il y a des femmes enceintes qui viennent passer le temps, et même des étudiants en mode qui rattrapent leurs cours, confie le créateur. Ma plus jeune cliente a 6 ans et demi, et la plus âgée 72 ans ! »

Mais pourquoi un tel engouement ? « Les gens ont envie d’affirmer leur personnalité  et de se défaire de leurs chaînes pour ne pas ressembler à tout le monde », poursuit Bastien de Almeida. Une analyse que partage Martina Duss, cofondatrice de Chez Sweat Shop  (12°) : « On cherche à renouer avec l’esprit des grands-mères, en totale rupture avec le dictat de la génération fast-food. Et ça marche très fort ! »

Mais est-ce rentable ? Pas forcément au début : il faut bien souvent payer son inscription aux cours, ainsi que son matériel. Dans la boutique de Bastien de Almeida, la confection d’une jupe coute par exemple 40€ en moyenne. Mais une fois la technique appropriée, vos créations ne vous coûteront que le tissu !

Cours de couture
Léo, étudiant dans une école de couture dans le 16E de Paris, Bastien De Almeida gérant de l’atelier, et Lydie, créatrice en herbe.


En page suivante, des ateliers près de chez vous !

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.