Les chewing-gums nous font perdre la bulle

Quinze minutes dans la bouche et cinq ans sur le trottoir ! Les 600 000 tonnes de chewing-gums consommés chaque année dans le monde sont une plaie pour l’environnement. Pourtant, mâcher écolo, ce n’est pas si compliqué. Daphné Victor et Delphine Rabasté. Extrait de Néoplanète n°24.


Gommes synthétiques issues du pétrole, sirops de sucre industriels, colorants artificiels, édulcorants de synthèse… Brrr, les chewing-gums sont constitués de près d’une centaine d’ingrédients chimiques ! Les conséquences pour notre santé ? Des troubles digestifs de l’aérophagie (estomac gonflé d’air) ainsi qu’ une augmentation de l’acidité buccale. Cela dit, ils auraient aussi des vertus miraculeuses : ils seraient capables d’améliorer l’humeur, pourraient tuer les bactéries responsables des caries, éliminer la plaque dentaire et même développer la mémoire en oxygénant le cerveau.

N’empêche, les chewing-gums sont plus nocifs pour l’environnement que les déjections canines qui sont, elles, biodégradables ! Ils mettent plus de cinq ans à disparaître. Les décoller des trottoirs coûte très cher aux collectivités, comme la ville de Londres qui consacre à ce budget jusqu’à six millions d’euros par an. Et le résultat n’est pas jamais au rendez-vous : Oxford Street, que l’on débarrasse de ses chewing-gums en dix-sept semaines, en est à nouveau recouverte dix jours après !

À LA POUBELLE, S’IL VOUS PLAÎT !

Que faire ? Jetez vos chewing-gums à la poubelle, tout simplement ! Quitte à acheter une mini-poubelle de poche, telle que l’Ecobox, une petite boîte ronde hermétique, en fer blanc recyclé, réalisée par la Summit Foundation.

Plus fun : le Gummy ! Kesako ? Il s’agit d’un panneau avec des feuilles de papier étanches. Y sont imprimés des smileys où l’on peut coller le fruit de nos longues mastications. Ce concept made in France (cocorico !) a été conçu par Rossignol, leader européen de la collecte de déchets et de l’équipement d’hygiène, en collaboration avec Norditec, à Barentin (76). Un créneau pour les artistes ?

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Assistante de Yolaine de la Bigne et assistante de rédaction. Une expérience de 20 ans dans la presse et les relations publiques, attachée de presse d’artistes et d’événements prestigieux. Rédactrice en chef d’une agence de presse photo, rédactrice en chef Adjointe pour des magazines féminins jeunes et des sites internet. Pour Néoplanète, Daphné est en charge sur le magazine et le site des thématiques beauté et enfants, des concours et s’occupe sur la web radio de la chronique Kikiconte, des histoires et contes pour enfants sur la biodiversité, la nature …