Les associations se préparent au Forum Mondial de l’Eau

A trois mois du 6ème Forum Mondial de l’Eau à Marseille, les intervenants sont déjà à pied d’œuvre. Début décembre, décideurs publics et experts internationaux ont fait le déplacement jusqu’à Paris pour parler des enjeux de l’accès à l’eau et de l’assainissement.

Membre de l’association Eau Vive qui soutient les initiatives locales pour l’assainissement de l’eau en Afrique, Sophie Tolachides prépare le terrain. Pré-forum dans certains pays d’Afrique où l’association agit, alliance avec d’autres organismes pour porter les besoins locaux au niveau international, etc. Eau Vive ne chôme pas.

Chargée de plaidoyer et de financement pour l’association, Sophie Tolachides est toute désignée pour porter les revendications au Forum Mondial de l’Eau. Elle ne représente pas que la voix de son association mais aussi celles de 79 autres. Eau Vive fait en effet partie d’un collectif international : L’effet papillon. Pour le 6ème Forum, 80 organismes qui agissent localement se sont rassemblés pour porter leurs revendications au niveau national. Tous ont signé un manifeste dans lequel ils font le même constat et proposent des engagements aux gouvernements. Réunies en collectif, les associations auront plus de poids pour faire accepter leurs exigences.

Les revendications sont là et les engagements attendus impatiemment
Sophie Tolachides attend beaucoup de ce rendez-vous. « On veut de vrais engagements de la part des pouvoirs publics. Aujourd’hui, on connaît l’impact d’une eau insalubre sur les populations. Les besoins pour remédier à la situation sont identifiés. Il est temps de réagir ! », s’exclame la représentante d’Eau Vive.

Consciente que les promesses n’auront pas le même poids que si elles avaient été prises au sein de l’Onu, Sophie Tochalides reste tout de même confiante : « Les États ont de réelles ambitions à présent. Même avec le contexte économique actuel, il est possible de donner des aides au développement. Certains pays continuent à aider malgré l’état de l’économie, comme l’Angleterre ou l’Allemagne. De toute manière, on ne sortira de cette crise sans solidarité. »

La principale attente du Forum reste la possibilité, pour les associations, de s’exprimer. Il sera plus facile de dialoguer à Marseille avec les pouvoirs publics plutôt que lors de réunions onusiennes. Les déclarations à la fin du Forum de seront peut-être pas celles attendues. Mais les intervenants espèrent provoquer le mouvement d’aile du papillon qui créera la tempête du changement à Rio +20.

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