Les animaux de la semaine : le mystère des animaux dévoilé par un collier high-tech, l’« âge d’or de la philozoophie » et des orangs-outans so happy !

Au menu de la revue de presse des animaux de Yolaine de la Bigne : le mystère des animaux percé par un collier high-tech, l’« âge d’or de la philozoophie » et des orangs-outans so happy ! A écouter ci-dessous (2’57)











[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/11/revue-de-presse-du-11-novembre-2011.mp3|titles=revue de presse du 11 novembre 2011]

Références musicales

– « Cri du puma » – Larousse
– « Tout le bonheur du monde  » – Sinsemilia


























Version écrite de la revue de presse

Mieux comprendre les animaux pour mieux comprendre l’homme, c’est le but de cette récente et passionnante science qu’est l’éthologie. Les anglo-saxons, très en avance dans ce domaine, développent des outils performants comme ce collier ultra technologique dont nous parle le New-York Times. Mis au point par l’université de Californie à Santa Cruz, ce collier associe la technologie GDP et un accéléromètre pour mesurer le métabolisme d’un animal, en fonction de ses gestes quand il dort, court ou saute. Actuellement, il est testé sur un puma domestiqué car adopté dès la naissance. On le fait marcher sur un tapis roulant tout en mastiquant des morceaux de viande. Les résultats sont très intéressants et bientôt, on va travailler une version pour les loups ou les coyotes qui permettra de savoir ce que fait un animal, minute par minute, quand il joue, mange, se repose…

Les scientifiques ne sont pas les seuls à se passionner pour la psychologie animale. Le débat devient philosophique et Roger Pol Droit signe, dans le Figaro, un hommage à cet « âge d’or de la philozoophie » (zoo) que nous vivons aujourd’hui. Certains philosophes déjà, s’étaient penchés sur la question, comme Jacques Derrida, Elisabeth de Fontenay ou Gilles Deleuze. Aujourd’hui, trois livres  montrent l’évolution de la pensée contemporaine. « L’Anthologie d’éthique animale », ouvrage collectif de 180 auteurs, sous la direction de Jean Baptiste Jeangène Vilmer (PUF), s’attache aux  questions d’éthiques dans nos relations avec ceux que nous avons regroupé sous le terme d’animaux. « L’animal que je ne suis plus » d’Etienne Bimbenet chez Folio tente de comprendre comment l’évolution a fini par faire de l’animal un être si différent de l’homme et « Eléments pour une éthique de la vulnérabilité » de Corine Pelluchon aux éd Cerf , se demande si l’humanisme ne doit pas s’ouvrir à la diversité et à la tolérance envers les animaux, plus fragiles que les humains.

Des livres d’autant plus passionnants que les recherches actuelles nous prouvent chaque jour un peu plus nos points communs avec nos amies les bêtes.  Et le site journalmetro.com rend compte des derniers travaux du Dr Weiss et de son équipe des universités d’Édimbourg et de l’Arizona qui ont travaillé en collaboration avec des gardiens de zoo s’occupant d’orangs-outangs. Le résultat : plus un orang-outang sera heureux, plus il aura de chance de vivre longtemps. Tout comme les humains ! La différence est de taille car un orang-outang bien nourri, soigné, qui ne s’ennuie pas, pourra vivre 7 ans de plus que ses copains. Très intéressant pour étudier aussi la psychologie humaine et l’impact de notre hygiène de vie sur notre mental. Heureuse étude, ouba !

Erratum : Roger Pol Droit signe, dans Le Monde, un hommage à cet « âge d’or de la philozoophie » et non dans Le Figaro

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.