Les animaux de la semaine : des acariens qui choisissent le sexe de leurs enfants, des ours qui jouent les starlettes et la prise de bec autour des pigeons

Au menu des bonnes nouvelles de Yolaine de la Bigne : des acariens qui choisissent le sexe de leurs enfants, des ours qui jouent les starlettes et la prise de bec autour des pigeons. A écouter ci-dessous. (3’10)















[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/11/revue-de-presse-du-18-novembre-2011.mp3|titles=revue de presse du 18 novembre 2011]

Références musicales

– « La polka des acariens » – Pierre Adrien
– « Pigeon à Paris  » – Pignon sur rue













































































Version écrite de la revue de presse

Incroyable intelligence de la nature ! Alors que les humains rêvent de choisir le sexe de leurs enfants, certains animaux le font depuis longtemps !  La revue Science rapporte les travaux d’une équipe de chercheurs de l’université de Montpellier-II et de Lisbonne sur les acariens. La femelle du tétranyque tisserand, un acarien parasite, opte pour le sexe de sa descendance en fonction de ses besoins. Pourquoi ? Parce qu’un mâle pouvant féconder plusieurs femelles, il n’est pas nécessaire d’en mettre beaucoup en compétition alors qu’il est important d’engendrer de nombreuses femelles pour sauvegarder la race. D’accord, mais comment fait-elle ? Cette femelle, n’étant fécondée qu’une seule fois dans sa vie, conserve le sperme en elle et une fois qu’elle a pondu ses œufs, elle décide ou non de les asperger d’un jet de semence masculine afin de faire des filles ou non. Plein de petites filles qui pourront danser la polka!

Et tandis que les acariens dansent, les ours remuent du croupion devant les photographes. Paris-Match publie cette semaine de fascinants portraits de Jill Greenberg : ce sont des grizzlis, des oursons, des ours bruns russes qui prennent la pose, sourient, font un clin d’œil, vous regardent avec tendresse ou s’énervent pour réclamer des biscuits… étonnant !

Les ours nous fascinent c’est un fait. Plus que les pigeons en tout cas ! Ces pauvres pigeons qui  sont bien involontairement la cause d’une prise de bec entre leurs amis et leurs ennemis. Le premier colloque sur les pigeons a été organisé la semaine dernière à Paris par Naturparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France et le groupe de recherche interdisciplinaire « le pigeon en ville » dirigé par Anne Caroline Prévot-Julliard, chercheuse au CNRS et au Muséum d’histoire naturelle. Pourquoi une prise de bec ? Parce que, nous explique le Figaro, nourrir les pigeons est interdit et passible d’une amende allant jusqu’à 450 euros. Du coup, les nourrisseurs agissent en cachette ou de nuit et cela crée la zizanie avec le reste de la population. Les choses ont bien changé quand on se souvient qu’il y a peu, on utilisait les pigeons voyageurs comme messagers. On les élevait pour s’en nourrir et on recyclait leurs fientes comme engrais. Mais, Anne Caroline Prévot-Julliard explique qu’au 20°siècle a émergé « une nouvelle image de la ville, comme un lieu ordonné et aseptisé. Les abattoirs émigrent en périphérie, les chiens sont tenus en laisse, les chats ne sortent plus des maisons et les désinfections sont systématiques ». Du coup, les pigeons qui n’obéissent pas à ces nouvelles règles sont devenus des oiseaux de mauvaise augure focalisant les haines de la population, surtout dans notre capitale. Pas facile d’être un pigeon de Paris !


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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.