Les animaux de compagnie nous veulent du bien

Avoir un animal, c’est bon pour le moral. C’est ce qu’a révélé une étude de l’Apa, American psychological association, en juillet dernier. Trois expériences menées aux États-Unis ont montré que l’animal de compagnie assurait à son propriétaire une bonne estime de soi, une certaine activité physique et une meilleure santé.

« Les animaux ont un impact très positif sur la vie de leurs propriétaires, aussi bien sur le plan psychologique que physique, en jouant un rôle de support social important, explique à Canoë santé Allen R. McConnell, chercheur pour l’étude de l’Apa et enseignant à l’Université de Miami. Les propriétaires d’animaux de compagnie sont mieux lotis que les autres, aussi bien en terme de bien-être que sur plusieurs autres plans. Ils ont une meilleure estime d’eux-mêmes, sont plus en forme, se sentent moins seuls et sont moins préoccupés que les autres. »

Pour parvenir à ces résultats, les psychologues de Saint-Louis et de Miami, deux universités américaines, ont procédé en trois phases. Première étape : faire remplir à 217 personnes un questionnaire relatif au bien-être, à la personnalité et aux relations avec autrui. Les propriétaires d’animaux se sont déclarés « heureux ». Deuxième étape : étudier 56 propriétaires de chiens. L’animal favorise le sentiment d’appartenance de son maître et son estime de soi. Enfin l’étude a révélé qu’avoir ou penser à un animal de compagnie aide le propriétaire lorsque celui-ci se trouve dans une situation de rejet.

L’animal bienfaiteur de l’Homme ? Ça n’a rien de nouveau. Déjà en 1989, le chercheur londonien David Strachan lançait son « hypothèse hygiéniste », trouvant ainsi une cause aux allergies. Son constat ? Le nombre de cas de rhinites allergiques (irritation des muqueuses de la cavité nasale) était moins élevé dans les familles nombreuses, vivant à la campagne ou avec des animaux. Selon lui, vivre dans un environnement trop aseptisé justifiait l’augmentation du nombre de cas.

Autre exemple : l’accueil d’animaux en maisons de retraite qui aide les pensionnaires. Les animaux facilitent l’acceptation du déménagement en maison de retraite, aident les résidents à communiquer, améliorent leur santé physique, mentale et émotionnelle… Maladie la plus emblématique : Alzheimer. Dans ce cas, la présence d’un animal de compagnie oblige le maître à certaines activités (le sortir, le soigner, le nourrir…). La personne se sent utile et autonome. Atout non négligeable : elle jouit d’une relation affective au quotidien. Bien sûr, certains problèmes se posent : l’hygiène, la sécurité, la surcharge de travail pour le personnel de l’établissement ou encore la capacité limitée des personnes âgées à s’occuper de leur animal.

Plus récemment, Yolaine de la Bigne rappelait sur NEOPLANETE que la zoothérapie était même testée dans les prisons, comme à celle de Strasbourg. « Des durs tatoués et percés, accusés de viols et de meurtres, se transforment en agneaux pour soigner leur cochon d’Inde, leur tourterelle ou leur chien, écrivait-elle. (…) Les raisons de cet enthousiasme sont nombreuses. Les prisonniers cajolent leurs bêtes, se calment, en parlent entre eux, deviennent plus complices avec les gardiens. » Une nouvelle relation Homme-animal qui a du chien !

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