Les Américains sont-ils écolos ?

Difficile de se faire entendre lorsqu’on prône l’écologie aux États-Unis. La preuve : l’ouragan Sandy qui a dévasté New-York ou la sécheresse record de cet été n’auront que peu amené les Américains à s’interroger sur le dérèglement climatique. Paradoxe : certains mouvements eco-friendly ont vu le jour aux États-Unis. En ce jour d’élections américaines, Néoplanète dresse une liste (non-exhaustive) de ce qui se fait -ou non- outre Atlantique.

Par Yolaine de la Bigne et Eudoxie Jantet

Ça craint !

  • drapeau américainD’après un sondage mené par le Washington Post et l’Université de Stanford en août 2012, seulement 18 % des personnes interrogées pensent que le changement climatique est l’une des préoccupations environnementales les plus importantes. Pourtant, selon un sondage international mené par Axa et publié en octobre 2012, 72% des Etats-Uniens sont convaincus de la réalité du changement climatique même si 42% d’entre eux l’attribuent à des causes naturelles.
  • Depuis 5 ans, les États-Unis exploitent sans relâche le gaz de schiste, une énergie obtenue par fracturation hydraulique (le gaz piégé dans le schiste est libéré par l’injection dans le sol un mélange d’eau et de produits chimiques). Le problème ? Un petit puits peut nécessiter plus de 6 millions de litres d’eau par an pour son exploitation… et environ 40 000 puits ont été forés dans le pays, principalement au Texas, en Pennsylvanie, dans l’Oklahoma et le Dakota. Aujourd’hui, le gaz de schiste représente 34% du gaz produit aux Etats-Unis, alors qu’en 2005 ce chiffre n’était que de 2%. Mais un récent rapport à montré que l’extraction de gaz de schiste est plus coûteuse que l’importation de gaz naturel…
  • Dans son livre « American Ecolo » (ed. Delachaux et Niestlé), Hélène Crié-Wiesner, une journaliste française installée aux Etats-Unis, explique que les Américains considèrent la profusion comme quelque chose de normal. Pas question donc de parler économies d’énergie ou d’économies d’espace. Leur empreinte écologique est de 7,19 hectares/personne quand celle des Français est de 4,91 hectares/personne, selon le WWF. Mais comme toujours, il faut tempérer : le pays est immense et les états de l’ouest sont beaucoup plus attentifs à l’écologie et au bio que ceux du centre du pays voire de l’est. Et les voitures consomment tous les ans un peu moins tandis que les énergies renouvelables se développent malgré la poussée des gaz  de schiste.
  • Aux États-Unis, 80% de la nourriture non bio contient des OGM.

 

En page suivante : Pourtant, en Californie, le végétalisme est devenu une normalité...

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