Les Ailes Pourpres – un film de Disneynature

C’est à Paris qu’est basé le nouveau label de production de film Walt Disney. Crée et dirigé par Jean-François Camilleri, il a pour vocation de produire de grands films sur la nature. Leur première production en salle le 17 décembre 2008, s’intitule  « Les Ailes Pourpres », une petite merveille consacrée aux flamands roses réalisée par Matthew Aeberhard et Leander Ward.

Il était une fois, au nord de la Tanzanie, un lac de feu appelé le lac Natron, l’un des ultimes sanctuaires sur Terre, berceau de la vie d’un million de flamants. Dans cet environnement hostile et sauvage, plongez au coeur de l’extraordinaire aventure d’un bébé flamant au destin hors du commun, depuis sa naissance jusqu’à son âge adulte.

Melanie Finn, la scénariste nous dit : « L’un de nos objectifs avec Les Ailes Pourpres est de montrer que les animaux ont une vie secrète qui n’a rien à voir avec les humains, et que cette vie est certainement bien plus complexe que ce que nous pouvons imaginer. J’espère que les gens sortiront de ce film avec une impression de mystère, le sentiment que les oiseaux n’ont pas été expliqué de A à Z, qu’ils n’ont pas été « résumés ». »

Faire le premier long métrage jamais créé sur le lac Natron a impliqué des conditions de travail et de vie très difficiles pour les cinéastes. Il a fallu des trésors de patience et d’ingéniosité, qualités qui font des cinéastes animaliers des gens à part.

Pour évoluer sur et autour du lac, les réalisateurs ont commencé par faire venir du Royaume-Uni un hovercraft spécial, parce que dans beaucoup d’endroits, l’eau est trop peu profonde pour un bateau.
Matthew Aeberhard précise : « Bien que bruyant, l’hovercraft n’a pas semblé déranger les oiseaux. »

L’embarcation leur a permis de suivre les oiseaux en vol et a aussi fait office de cachette mobile et de plate-forme stable pour filmer lorsqu’elle était à l’arrêt. Pour marcher sur le lac, Matthew Aeberhard et Leander Ward s’équipaient de raquettes.

Ils ont aussi construit des cachettes postes d’observation qu’ils ont approchés de plus en plus des hordes de flamants sur plusieurs jours, jusqu’à se trouver à moins de 8 mètres des oiseaux. Une fois à leur poste, les deux cinéastes s’asseyaient pendant 15 heures d’affilée par des températures atteignant les 40°C ou plus, dans l’espoir de voir quelque chose qui vaille la peine d’être filmé.

Matthew Aeberhard : « Nous avons d’abord pensé faire un film sur le lac lui-même »

Leander Ward : « Je me suis dit qu’il fallait que le film parle de ce coin oublié de notre planète, de cet endroit semé de volcans qui ressemble à la planète Mars. Mais il fallait un fil conducteur, une narration. L’histoire a commencé à prendre forme et il est devenu de plus en plus évident que les flamants seraient nos personnages »

Matthew Aeberhard : « Ils sont très colorés et dynamiques ; ils vivent et se déplacent entre ces habitats stupéfiants. Au début de leur vie, ils sont assez peu séduisants avec leur couleur marron terne, ils sont plutôt maladroits, puis ils se métamorphosent en êtres élégants de ce magnifique rose… Les poussins sont mignons mais ils ont quelque chose d’étrange : ce bec d’une drôle de forme et ces petites griffes sur les ailes… Le fait qu’ils soient la proie de nombreux prédateurs – marabouts, pygargues vocifères, hyènes, chacals ajoute une dimension dramatique, et ils ont aussi ces grands rituels qui permettaient des scènes pleines d’action, de couleur et de musique rythmée. Ils doivent également lutter contre la rigueur de leur environnement, le sel, la chaleur… Le contraste entre la vie et la mort est très fort en ces lieux. »

L’ornithologue Leslie Brown a été l’un des premiers à s’aventurer sur le lac Natron. On dit qu’il a presque perdu ses jambes après être tombé dans l’eau. Est-elle vraiment aussi corrosive que cela ? Matthew Aeberhard : «  L’eau est bouillante, fétide, piquante, caustique, et elle s’introduit partout. Vous sortez quelques heures et vous revenez tout blanc, recouvert de sel. Vous n’auriez sûrement pas envie d’en boire, et elle est en plus extrêmement chaude. Il y a des zones du lac où elle est à 60 °C. ».

Photos ANUP et MANOJ SHAH

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The Cinematic Orchestra – To build a home

À propos de la musique, Leander Ward confie : « J’ai toujours su que si notre film voulait se démarquer des autres documentaires animaliers, il nous fallait une bande son qui ne ressemble à aucune autre. J’admire le travail de The Cinematic Orchestra depuis plusieurs années maintenant, et chacun de leurs albums est plus extraordinaire, plus bouleversant et plus passionnant que le précédent. Après avoir écouté « Ma Fleur », j’ai su qu’il fallait absolument qu’ils composent la musique des Ailes Pourpres, c’est une musique qui vous hante, magnifique, riche d’atmosphère, et les thèmes que Jason Swinscoe explore – la naissance, la mort et la régénération – reflètent ceux qui sont au coeur de notre film. »

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Bande Annonce « Les Ailes Pourpres »

Vous êtes fascinés par ces magnifiques photos, la bande annonce vous donne envie, rendez-vous donc le 17 décembre dans votre salle de cinéma habituelle.

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