L’éclairage public, une menace pour la biodiversité ?

Des chercheurs de l’Académie des sciences britannique se sont intéressés à l’impact de l’éclairage public, en hausse de 6% en moyenne chaque année dans le monde, sur la biodiversité. Bilan : certains invertébrés sont plus nombreux près des zones éclairées, zones où se retrouvent également bien plus d’individus carnivores.

Comment les espèces animales s’adaptent-elles au changement des villes, et plus particulièrement à l’augmentation des zones artificiellement éclairées ? Bientôt, toute la lumière sera faite sur ce phénomène. Si l’on sait déjà que cette lumière change l’organisme et le comportement des végétaux, insectes, ou mammifères nocturnes, on ignore son impact sur l’organisation et la composition des espèces. C’est ce qu’ont cherché à connaitre les scientifiques de l’Académie des sciences britannique en 2011 (1).

Après avoir observé 60 espèces différentes pendant trois jours et trois nuits, et ce, grâce à des pièges posés directement sous des réverbères, ils ont conclu que « les invertébrés étaient plus abondants à proximité des sources d’éclairage » (surtout les faucheux, les fourmis, les carabes, les cloportes et les amphipodes), mais aussi que leur composition était « significativement différente » par rapport à ceux à l’écart de la lumière.

Autre constat : la profusion de carnivores (prédateurs et charognards) aux abords des éclairages. Les chercheurs s’inquiètent des risques potentiels d’altération de la chaîne alimentaire, ce qui pourrait changer tout l’écosystème.

(1)   Leurs recherches sont disponibles dans la revue Biology Letters.

 

A lire en page 2 : la France souhaite mieux connaitre sa biodiversité.

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