L’eau de pluie ? Récupérez-la !

La récupération d’eau de pluie est un système économique et écologique de plus en plus répandu. Petite piqure de rappel sur ses bienfaits et son fonctionnement.

En France, un citoyen consomme chaque jour plus de 100 litres d’eau potable. Est-ce bien nécessaire ? Aujourd’hui, de nouvelles solutions sont à notre disposition pour ralentir la surexploitation des nappes phréatiques et baisser la consommation d’énergie liée au traitement de l’eau. Nous pouvons en effet récupérer l’eau de pluie : une eau douce, de qualité supérieure à celle des nappes phréatiques. Elle est ainsi non calcaire et permet une utilisation plus longue des canalisations du fait de l’absence de tartre.

D’autre part, la récupération d’eau de pluie, qu’elle soit réalisée par des particuliers, des agriculteurs, des industriels, des hôtels ou même des collectivités locales est un gain d’argent. On se passe ainsi d’eau potable -du robinet- pour l’entretien des toilettes, le lave-linge, le nettoyage de la voiture, l’arrosage du jardin ou encore celui du terrain de football municipal.

Et en plus, récupérer l’eau de pluie nous permet de rester autonomes en cas de restriction ou de sécheresse . Futé !

Après la théorie : la pratique. Comment peut-on récupérer l’eau, chez soi ?  Rien de plus simple, il suffit d’avoir un contenant : du sceau à la cuve de 3000 litres, même s’il est plus facile de l’installer dans un jardin que sur une terrasse. Désormais, de nombreux récupérateurs d’eau sont présents sur le marché : de toutes tailles, toutes formes et couleurs, pour s’adapter à votre espace. Les prix seront fonction de la taille de votre cuve, de 40 euros à plus de 5000 euros. Ses équipements se trouvent chez Castorama, Truffaut et même dans les supermarchés comme Carrefour.

En France, des incitations fiscales ont été mises en place en 2007 pour l’achat d’un système de récupération d’eau de pluie pour usage externe, avec entre autres une TVA à 5,5% sur les équipements. Depuis, certaines collectivités locales encouragent ces installations avec des subventions jusqu’à 700 euros en Lorraine.

Mais au-delà de l’aspect esthétique, choisissez un contenant en fonction de votre usage, de votre consommation et des précipitations de votre région.

L’installation est très simple : il suffit de connecter votre récupérateur à une évacuation de gouttière. Vous pourrez alors récupérer jusqu’à 600 litres d’eau au m² de votre toiture pour les régions les plus pluvieuses ; ce qui équivaut à 70 m³ par an. Qu’elle soit aérienne ou enterrée, votre cuve sera équipée d’un filtre pour retirer toutes les impuretés qui tombent du toit. Et même si les cuves sous-terraines permettent une plus grande capacité de stockage, préférez les récupérateurs externes qui ne nécessitent pas toujours de pompe, et ne consomment ainsi pas d’électricité.

Photos:
Flickr/Ascalyse
Flickr/Nicolas Marchildon

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Après des études de journalisme à Paris et Dublin, Julie s'est lancée comme correspondante pour des sites d'informations québécois, couvrant l'actualité française. En 2013, elle revient sur les bancs de Néoplanète, qu'elle avait déjà arpentés quelques années plus tôt. En parallèle, elle cultive son blog, consacré au voyage.