Le transport, c’est la santé!

Bien-être émotionnel et physique, meilleure perception de soi, épanouissement physique et meilleure qualité de vie : autant de raisons de prendre son roller ou son vélo pour réaliser son trajet domicile/travail. Respecter la planète en polluant moins tout en épanouissant son corps et son esprit… la preuve par cinq, quand boulot ne rime pas toujours avec métro.

La marche à pied :Nul besoin de s’appeler Yohann Diniz et d’être champion d’Europe pour prendre conscience des bienfaits de la marche à pied. Bien au contraire, plus l’activité est modérée, plus elle est efficace en termes de bien-être et de santé. La pratique au quotidien diminue bon nombre de soucis respiratoires, cardio-vasculaires ou osseux. Rien qu’une heure de marche par semaine diminue de 6 % le risque de fracture du fémur (source : Activité physique, contexte et effets sur la santé, Inserm 2008). En marchant, nous recommande le Collège américain de médecine du sport, vous augmentez vos lipoprotéines à haute intensité et le « bon cholestérol », réduisant ainsi le risque de contracter une maladie cardio-vasculaire. Des dangers amoindris de 30 %, en pratiquant trois heures de marche à pied par semaine, selon une étude prospective publiée fin 2007 et portant sur 250 000 personnes.

La santé, mais pas seulement. Outre la sécrétion de la molécule du bonheur, alias l’endorphine, trente à quarante-cinq minutes après l’effort, la marche à pied est un plus au niveau psychologique, toujours selon le rapport de l’Inserm. Comme cette faculté d’augmenter l’estime de soi, d’après l’étude intitulée The effect of exercise on depression, anxiety and other mood states : a review. Une solution idéale pour des déplacements de plus de trente minutes, temps nécessaire pour se relâcher et détendre son esprit. Un sport qui possède l’avantage de se décliner en randonnée pour les plus passionnés ou ceux qui veulent profiter d’un parcours plus abrupt pour se renforcer musculairement. Sans oublier la principale caractéristique de la marche à pied : à chacun son rythme, l’un d’un pas plus rapide, l’autre choisissant de « vagabonder ».

Le vélo : C’est le mode de transport le plus utilisé après la voiture et la marche à pied. Une récente étude de l’Université de Copenhague, démontre que faire du vélo  pendant quinze minutes au quotidien, diminue de 50 % les chances d’être atteint par une maladie grave. Sans que l’insécurité routière ne soit un frein à la pratique du vélo. Favorisant la mobilité articulaire et la défense du système cardio-vasculaire, le vélo présente l’avantage de ne pas traumatiser le corps et de se pratiquer en position assis.

Ce qui en fait un mode de déplacement adoubé par les urbains. Un sondage réalisé en 2008 dans la capitale danoise montre que 44 % des cyclistes de Copenhague prennent leur vélo parce que c’est facile, 40 % parce que c’est rapide. Deux paramètres qui selon Jean-Michel Richefort, le directeur technique national de la Fédération de cyclotourisme, sont synonymes de liberté, grande vertu de la bicyclette et vecteur indispensable pour lutter contrer le stress des déplacements. Avec comme avantage de favoriser la productivité au travail et un taux moindre d’absentéisme.

Le roller : Oubliées les chutes en patins à roulettes et les traumatismes liés à ces accidents, bonjour les bienfaits du roller. Ce sport de glisse stimule la circulation sanguine, en augmentant l’activité aérobic. Améliorant l’endurance, le roller permet, en évitant que le pied frappe le sol, de pratiquer une activité plus longtemps et de diminuer la fatigue. Ainsi une personne sur dix avait plus de cinquante ans parmi les licenciés de la Fédération française de roller en 2006.

Au niveau du corps, le roller renforce musculairement les cuisses, les mollets et les fesses. Autre atout : il élimine un grand nombre de toxines grâce à la quantité de sueur émise. Concrètement, il faut faire une heure de roller tous les deux jours, pour profiter des bénéfices, selon le docteur Jacques Blanc, médecin du sport.

Seul bémol: le statut du roller. Tous ceux qui le pratiquent sont considérés comme des piétons et doivent le pratiquer sur le trottoir. Heureusement de plus en plus de rencontres entre « rollermen » s’organisent comme à Paris, tous les vendredis soirs. Actuellement, environ cinq millions de personnes font du roller en France.

La trottinette :Nul apprentissage n’est requis. Il suffit juste d’avoir un pied sur le trotteur et un sur le sol pour avancer. En prenant soin d’alterner l’utilisation des deux jambes pour pouvoir travailler les muscles des ischios jambiers et quadriceps jusqu’aux fessiers. Mais aussi les articulations, les abdominaux, les muscles des mollets, sollicités par le mouvement asymétrique de l’usager. D’une vitesse qui peut se situer entre 2 et 15 km/h en fonction de l’effort, la trottinette se révèle très sécurisante et facile à manier. Idéale pour jongler entre les obstacles, elle se limite aux petits déplacements. Un quart d’heure de trottinette est largement suffisant ? Et pour tous ceux qui pensent que faire de la trottinette est trop fatiguant, il existe des versions plus modernes. À l’exemple de la fameuse trottinette à réaction de Fantômette. L’héroïne masquée de la série télé.

Gaga du dada ?

Ce n’est certes pas le transport citadin le plus idoine ! Cela n’empêche que le cheval est peu à peu remis au goût du jour comme mode de transport collectif dans certaines communes de France, comme à Vitry-sur-Orne. Retournerons-nous un jour au boulot à cheval ? On en doute ! Dommage, car l’équitation tonifie les muscles (dos, abdomen), sollicite les abdominaux et les adducteurs  et permet, grâce à la posture sur le cheval, de travailler son équilibre et sa souplesse. Il faut compter une heure intensive d’équitation pour développer son endurance. Dans un cadre plus spécifique, sa pratique favorise la liberté de mouvement pour toutes personnes ayant un handicap physique. Autrement, en ce qui concerne la réadaptation à la suite d’un accident vasculaire cérébral, de sclérose en plaques, d’un traumatisme crânien et de lésions cérébrales traumatiques, les études scientifiques révèlent des effets positifs liés à la cette discipline. Tout en favorisant l’aspect psychologique, avec la relation entretenue entre le cheval et le cavalier. La thérapie du cheval n’est donc plus à démontrer.  

Article paru dans le magazine numéro n°17, théma sur l’épanouissement durable.

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