Le sexe… tout naturellement !

L’écologie s’invite au coeur des ébats ! Après tout, puisque nous avons réfléchi à de nouveaux moyens de transport, d’alimentation, de consommation d’énergie, pourquoi ne pas nous pencher sur le sexe et modifier quelque peu nos habitudes. Extrait du Néoplanète n°16, un numéro thématique consacré à l’épanouissement durable.

Les romantiques consomment moins

Le premier conseil pour faire l’amour en se souciant de l’environnement : éteignez la lumière ! Préférez les dîners romantiques, aux chandelles bio par exemple. Il existe des bougies bio, 100 % végétales, à base de cire de soja ou d’abeille. Elles dégagent une odeur subtile : ambiance intime et chaleureuse garantie !

Ce dîner sera aussi l’occasion de tester les aphrodisiaques naturels comme le gingembre ou le gingseng. Enfin, prendre une douche à deux est une façon excitante d’économiser l’eau chaude et d’éviter les dépenses inutiles… à condition de ne pas se plaire jusqu’à vider le ballon.

Du préservatif à la préservation

Quatre milliards de préservatifs sont jetés chaque année dans la poubelle ou les toilettes. On ne peut pas dire qu’ils soient un modèle de protection de l’environnement. Heureusement, les préservatifs écolo pénètrent le marché européen en force ! Actuellement, la plupart ne sont pas bio-dégradables. Ils sont en plastique (polyuréthane), dérivés du pétrole, ou plus majoritairement, en latex synthétique. Souvent fabriqués en Thaïlande, avec des arômes et stabilisants chimiques, ils peuvent provoquer des réactions allergiques. La marque de capotes anglaises FrenchLetter, elle, commercialise des préservatifs en latex naturel provenant des forêts d’hévéas du sud-est asiatique (gérées durablement – label FSC). En revanche, attention aux préservatifs naturels à base d’intestins d’agneaux ou de boyaux de moutons ! En plus de ne pas être « glam’ », ils ne protègent pas des MST.

Quant aux lubrifiants, optez pour un fluide sans paraben, à base de sève pure de l’arbre à kiwi ou bien d’aloé vera (la marque Sylk).

On a le temps !

Un petit coup vite fait bien fait ? Ringard ! Pour être dans le coup, on prend son temps ! La mode est au Slow Sex, dans la continuité du mouvement Slow Food (voir notre article dans Néoplanète N°15 et sur www.neoplanete.fr). On éteint le portable (et oui, certains répondent au téléphone quand ils font l’amour !) et on est à l’écoute de l’autre en se rappelant que le plaisir féminin demande un peu de temps. Encore plus ? La communauté One Taste Urban, fondée à San Francisco par Nicole Daedone, vous apprend à prendre votre temps pour prendre votre pied entre yoga et méditation.

Pour les plaisirs solitaires

Pour ne pas avoir mauvaise conscience en grimpant au 7e ciel, évitez les sex-toys contenant des phtalates(*), ceci afin d’adoucir la sensation du plastique. Des marques proposent aujourd’hui des dildos, en verre ou en pyrex, et des vibros en silicone. Mieux encore ? Le Solar Vibe, un vibromasseur en silicone à énergie solaire ou encore le Earth Angel (sans phtalates et en plastique recyclé) qui se recharge à l’aide d’une dynamo, en remontant une manivelle ! La promesse : « Quatre minutes d’efforts pour trente minutes de plaisir ».

(*) Les phtalates sont un groupe de produits chimiques utilisé depuis cinquante ans dans des produits de consommations courantes (mastics, isolants, matériel médical, sex-toys, emballages alimentaires…). Produits à plus de 3 millions de tonnes par an, les phtalates sont extrêmement cancérigènes et responsables de nombreuses malformations génétiques.
Pour reconnaître la présence des phtalates
Fiez-vous à votre nez, les sex-toys contenant des phtalates dégagent une odeur forte, très reconnaissable !

À lire

« Osez… le sexe écolo », de Marc Dannam, éd. La Musardine, 8 euros

En ligne :

www.passagedudesir.fr / www.babeland.com / www.frenchlettercondoms.co.uk

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