Le papier mobilité du jour : zoom sur l’éco-conduite

La 8ème Semaine Européenne de la Mobilité et de la Sécurité Routière a démarré mercredi dernier. Les villes et organismes français se mobilisent et organisent des manifestations sur le thème des transports durables et de la sécurité routière. Aujourd’hui, focus sur l’éco-conduite avec le site www.bougezautrement.gouv.fr.

Allez, il faut y aller maintenant...
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L’éco-conduite repose sur un ensemble de principes simples qui permettent d’optimiser la conduite en vue d’atteindre de très faibles niveaux de consommation et d’émissions de CO2, d’avoir une conduite éco-citoyenne, respectueuse de l’environnement, et sûre par définition. Elle consiste à adopter une conduite apaisée, respectueuse des règles et à anticiper la préparation de ses déplacements et de son véhicule.

Plus sûr

En disposant d’un véhicule mieux entretenu, en roulant moins vite et en diminuant son stress au volant par la pratique d’une conduite plus anticipative, plus souple et plus douce, le risque d’accident de la route baisse de 10 à 15 %.

Plus économique

L’éco-conducteur peut réduire sa consommation de carburant jusqu’à 40% par rapport à un conducteur pratiquant une conduite dite sportive ou nerveuse. En économisant un à deux litres de carburant pour 100 km parcourus, il peut réaliser de substantielles économies. De même, il réduit les coûts d’entretien de son véhicule du fait d’une conduite plus souple et douce qui ménage la mécanique et les pneumatiques. Cette économie peut se chiffrer en plusieurs milliers d’euros sur toute la durée de vie du véhicule, en tenant compte uniquement de l’usure des pneumatiques et des freins.

À noter

· 80 % des déplacements de personnes se font en voiture, 10 % en train et 5,5 % en avion
· Le transport routier représente 95% des émissions de gaz à effet de serre du secteur.
· Au sein du transport routier, les véhicules particuliers sont notamment responsables de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre (54%) et ¾ de ces émissions correspondent à des trajets de moins de 100 km. Par ailleurs, les poids-lourds représentent 25 % des émissions, les véhicules utilitaires légers 17 %, les bus et cars 3 % et les deux-roues 1 %.

Par exemple…

Le conseil général de Meurthe-et-Moselle participa pour la deuxième année à la Semaine européenne de la mobilité en 2009. Au programme, de l’information sur les modes de transports alternatifs et l’intermodalité, de la sensibilisation avancée au risque de pollution de l’environnement, et pour la première fois de la pratique avec les stages d’éco-conduite et les simulateurs de conduite « intelligente » pour l’environnement.

¨ Conseil général de Meurthe et Moselle – 03.83.94.51.68
tbailly@cg54.fr

10 conseils pour se déplacer malin

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1. J’utilise l’éco-comparateur
qui mesure l’impact environnemental des différents modes de transport possibles. Entre Marseille et Paris, j’émets 6 kg de CO2 en TGV et environ 150 kg de CO2 si je suis seul dans ma voiture Diesel. www.ademe.fr/ecodeplacements
2. Je limite les petits trajets urbains motorisés.
Je prends les transports en commun quand je peux, ou j’y vais à vélo ou à pied.
3. J’opte le plus souvent possible pour le covoiturage : aller au travail, partir loin, je ne suis pas seul et je partage les frais.
4. Je vérifie la pression de mes pneus au moins tous les deux mois. Rouler sous gonflé, c’est dangereux et ça consomme plus : un sous gonflage de 0,5 bar, c’est 2,4 % de consommation supplémentaire, soit 33 € et 58 kg de CO2 par an.
5. Je vérifie régulièrement le bon état de mon véhicule. Un véhicule mal entretenu peut entraîner une surconsommation de carburant pouvant aller jusqu’à 25 %.
6. Je ne charge pas trop ma voiture : 100 kg de plus c’est 5 % de plus de consommation de carburant. Préférer un coffre de toit à une galerie et les enlever après utilisation car, même à vide, ils font consommer de 10 % à 15 % de plus.
7. J’adopte une conduite souple. Démarrer en douceur et anticiper les ralentissements en utilisant le frein moteur plutôt que la pédale de frein. Une conduite agressive en ville peut augmenter la consommation jusqu’à 40 %, soit 4 € de dépenses inutiles et 7 kg de CO2 pour 100 km.
8. Je réduis ma vitesse. Réduire de 10 km/h sa vitesse sur autoroute : c’est jusqu’à 5 litres de carburant économisés, soit 7 € et près de 12 kg de CO2 sur 500 km.
9. Je coupe mon moteur dès que je m’arrête plus de 20 secondes. L’arrêt/redémarrage du moteur consomme moins que de le laisser tourner au-delà de 20 secondes.
10. Je n’abuse pas de la climatisation. La surconsommation de carburant des véhicules due à la climatisation peut atteindre 10 % sur route et 25 % en ville. Suivez ces conseils, vous pourrez économiser jusqu’à cinq pleins par an. Pourquoi attendre ?

VOIR NOTRE ARTICLE SUR LA SEMAINE DE LA MOBILITE

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