Le musée du Quai Branly accueille les trésors māori

Jusqu’au 22 janvier 2012, l’exposition « Māori, leurs trésor ont une âme » vous attend au musée du Quai Branly. Conçue par le musée nationale de Nouvelle-Zélande, Te Papa Tongarewa, elle donne à voir la culture des Maori. Reportage.

Tino rangatiratanga ? Taonga ? Whakapapa ? Aotearoa ? Entrer dans l’exposition « Māori, leurs trésors ont une âme », c’est un peu découvrir une nouvelle langue. Entre le français, l’anglais et le māori, on en perd parfois son latin. La principale difficulté reste en effet la traduction. Pas toujours évidente lorsque l’on parle de concepts. Rassurez-vous, cette exposition a été conçue en partenariat avec les principaux intéressés, les Māori : rien de plus efficace que d’aller chercher l’information à la source pour la rendre accessible à tous !

Tino rangatiratanga désigne ainsi l’aptitude à choisir sa propre destinée en tant qu’individu, communauté et peuple. C’est la notion centrale de l’exposition. Au fil des années, elle est devenue synonyme de la lutte pour un contrôle accru des ressources et de la destinée des Māori.

Nouvelle-Zélande Aotearoa
Les taonga exposés, comprenez les trésors maori, sont réunis autour de trois notions qui résument le fameux tino rangatiratanga évoqué ci-dessus : whakapapa (identité et interconnexion), mana (prestige et autorité) et kaitiakitanga (protection et préservation). 
Après une entrée en matière sur l’histoire des Māori depuis la colonisation au XVIIe, on entre dans « le vif du sujet ». La pirogue à balancier, la structure de la maison de réunion et les statues en imposent dans la salle d’exposition. Pour expliquer les rouages de la culture māori, le passé et le présent des thèmes abordés (tatouages, musique, langue, pêche) sont décortiqués.

Les combats des Māori pour la défense de leur culture et leurs droits ne sont pas oubliés. Des plus anciens, comme le traité de Waitangi en 1840, aux plus récents, avec la marche pour la défense des droits māori sur le littoral et les fonds marins en 2004. 
Depuis l’arrivée des colons européens, les Māori sont extrêmement vigilants quant à la sauvegarde de leur culture. Il existe une expression qui exprime très bien la situation en terre néo-zélandaise : c’est « Aotearoa » , le nom māori pour ce voisin de l’Australie. Il signifie « le long nuage blanc ». En associant ces deux termes, on rappelle que la Nouvelle-Zélande Aotearoa est un pays biculturel. Même si la cohabitation entre Māori et Pākehā, Néo-zélandais d’origine européenne, n’est pas toujours évidente, on se rend compte après l’exposition qu’ils ne se débrouillent finalement pas si mal.

 

« Māori, leurs trésors ont une âme »
Du 4 octobre 2011 au 22 janvier 2012 dans la Galerie Jardin du musée du Quai Branly.
L’entrée du musée est situé aux 206 et 218 rue de l’université ou aux 27 et 37 quai Branly à Paris 7ème. L’accès pour les visiteurs handicapés est situé au 222 rue de l’université.
Ouvert les mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h et les jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h.

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