Le karité, les femmes et le Burkina Faso

« Nous allons chasser la pauvreté à grand coup de balai »

Christophe Breschi et Anne-Maï Do Chi accompagnent Benoit Parnaudeau dans son expédition, voir notre article sur-la-route-des-cooperatives-avec-benoit-parnaudeau et nous racontent leur tournage.

Le navigateur Benoit Parnaudeau et son équipe continuent leur voyage au pays des « hommes intègres » sur la route des coopératives de production de beurre de Karité.

Après un périple de 15 jours sur les routes chaudement ensoleillées du Burkina Faso, l’équipe vient de se poser dans la capitale culturelle du pays : Bobo-Dioulasso.

Durant cette première partie de séjour, l’équipe a pu tout d’abord rencontrer une coopérative, en attente de label équitable, située dans un quartier pauvre de Ouagadougou. Mais c’est dans la petite ville de Léo dans le sud du pays, proche de la frontière ghanéenne, qu’elle a pu s’arrêter plusieurs jours dans la coopérative de l’UGPPK.

Cette coopérative alors en pleine production de beurre leur a généreusement ouvert ses portes. Fondée en 1994, elle permet aux productrices de beurre de karité d’améliorer leur quotidien dans l’un des pays des plus pauvres du monde. En effet pour beaucoup d’entre elles, cette union basée sur le système de l’économie sociale et solidaire est un moyen de les sortir de la grande pauvreté dans la laquelle elles vivent, pour beaucoup sans eau ni électricité.

L’équipe a pu découvrir les installations de la coopérative et se familiariser avec les méthodes de fabrication du beurre. Pour améliorer le rendement mais surtout pour alléger la charge de travail des femmes, la coopérative a pu acheter des machines pour les étapes les plus physiques. Tout en insistant sur la préservation de la qualité de ce beurre reconnu dans tout le Burkina, les femmes ont  pu multiplier par 10 leur production de beurre. Le marche de l’équitable n’étant qu’une toute petite niche, c’est sur les volumes, et non sur le prix que les femmes espèrent pour le moment se développer et améliorer encore un peu plus un quotidien très difficile. Mais l’idéal de ces infatigables travailleuses serait tout de même de développer la filière bio-équitable, qui n’est pour l’instant pas réellement standardisée mais dont le prix d’achat leur permettrait de « chasser la pauvreté à grands coups de balai ».

L’équipe enquête maintenant  sur un autre marché, bien loin du système sociale et solidaire, et qui est sans doute le plus important, l’exportation de noix vers les multinationales du nord.
Affaire à suivre……

Texte et photos : Christophe Breschi / ricochets17.com

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