Le Japon va devoir laisser les baleines en paix !

viande de baleine crédit wilipédiaC’est une première mondiale qui pourrait donner des idées à d’autres protecteurs de la faune sauvage : la Cour internationale de justice (CIJ) a décidé d’interdire au Japon de continuer à chasser la baleine en Antarctique. Selon les juges, les permis japonais n’ont pas été délivrés pour des « recherches scientifiques», la viande de baleine étant commercialisée.

L’Australie avait saisi la plus haute instance judiciaire des Nations unies, affirmant que le Japon « faisait porter à la chasse commerciale la blouse blanche de la science » et ne respectait pas l’interdiction internationale de la chasse à la baleine décidée en 1994 ni le moratoire de 1986.  L’interdiction comme le moratoire avaient été adoptés par la CBI, la Commission baleinière internationale, une instance qui regroupe une centaine de pays. Le moratoire autorisait la chasse mais uniquement à des fins scientifiques.

Au moins 10.000 baleines ont été chassées par les baleiniers japonais depuis 1987. La CBI n’avait jamais réussi à obtenir la majorité nécessaire pour interdire au Japon cette chasse commerciale déguisée contre laquelle se sont battus les écologistes de Sea Shepherd qui n’ont cessé de harceler les baleiniers japonais.

Le Japon a indiqué que son pays respecterait la décision de la Cour, qualifiée d’historique par les ONG comme l’IFAW, le Fonds international pour la protection des animaux. Cependant, le Japon conserve un permis de chasse à la baleine dans le Pacifique nord, qui porte sur quelques centaines de cétacés par an.

Deux autres pays continuent à chasser les baleines : l’Islande et la Norvège. Le quota de pêche en 2013 portait sur 1300 baleines mais moins de 600 ont été chassées et les consommateurs norvégiens délaissent de plus en plus la viande de baleine.

Selon l’UICN (Union mondiale pour la nature), cinq espèces de baleines ont disparu, seize sont en danger d’extinction, douze sont vulnérables et cinq sont menacées.

 

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Yves Leers

Journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (AFP), conseil en développement durable (L’Atelier du climat), ex responsable de la communication et de l’information de l’ADEME.