Le Japon en Antarctique : c’est gros comme une baleine !

Deux baleiniers japonais sont en route vers l’Antarctique afin d’y mener sans harpons, et donc, officiellement, sans tuer de baleines, des observations et des prélèvements d’échantillons de peau. Japan_Factory_Ship_Nisshin_Maru_Whaling_Mother_and_Calf - wikipedia

Les recherches, prévues jusqu’au 28 mars, verront trois bâtiments de plus de 700 tonnes naviguer l’Antarctique, un autre rejoignant à la mi-janvier les deux déjà partis. Heureusement pour les baleines, ceux-ci sont dépourvus de harpons, le Japon devant se priver de toute pêche de baleine dans cette zone en 2015 suite à l’interdiction par la Cour Internationale de Justice, qui avait jugé que le pays utilisait le prétexte de la recherche comme couverture pour une activité commerciale.A whale is captured by the Yushin Maru - wikipedia

Mais l’expédition est surtout perçue comme une farce, car le gouvernement japonais a bien affirmé son intention de reprendre la pêche lors de la prochaine saison. Les nippons ont en effet présenté un objectif de captures de 333 petits rorquals au nom de la « science », en baisse, comparé aux 900 des saisons précédentes. Le nombre réel de mammifères marins tués l’année dernière ne fût cependant « que » de 251, notamment grâce aux efforts de Sea Shepherd. Son fondateur Paul Watson sera d’ailleurs à Paris jusqu’au 10 février à bord du Brigitte Bardot, Port Gros Cailloux, afin de sensibiliser le public aux efforts de son organisation à travers le monde. Voilà donc l’occasion de le rencontrer en personne alors qu’il revient des îles Féroé, où il a lutté cet été contre le grindadrap, le plus grand massacre de mammifères marins en Europe.

Le « Brigitte Bardot », Port Gros Cailloux (Pont des Invalides – Rive gauche) – Paris

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.