My Life's a Cage :

Le film qui condamne l’exploitation animale

Chaque année, 60 milliards d’animaux sont tués pour notre alimentation, selon la FAO. Les manifestations se multiplient, des discours animent l’espace public… et si l’art se mettait aussi à militer pour la cause animale ? Le pari est lancé par le groupe de musique franco-belge The aiM avec la musique « My Life’s a Cage ». Dans un engouement général, une fiction est financée  !

Photo My Life's a Cage, Alexandre Laignier
Photo My Life’s a Cage, Alexandre Laignier

La fiction « My Life’s a Cage » débarque dans le monde du cinéma. Né d’une musique aux paroles engagées, ce court-métrage mêle fiction et dessin animé pour sensibiliser -sans choquer- un maximum de personnes sur l’exploitation animale. Un texte fort : « Je suis le veau, je suis le porc / Je suis né dans tes mains / J’en recherche encore le sens… / Ma viande sera-t-elle saignante ? / Mes cuisses grasses assez tendres ? / Mes côtes assez goûteuses ? »

Un projet parrainé

De nombreuses personnalités soutiennent le projet telles que la grande primatologue Jane Goodall, le scientifique et moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard, le journaliste Aymeric Caron (auteur de « No Steak »), le sportif Camille Lacourt et de nombreuses associations de défense animale (L214, Association Végétarienne de France…).

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Photo My Life’s a Cage

Le film n’accuse personne, il ouvre surtout le débat : jusqu’à quand allons-nous continuer à traiter les animaux ainsi ? Et à quel prix ? Avec douceur et poésie, le groupe souhaite éveiller les consciences. Il dénonce le fait qu’aujourd’hui « les industries alimentaire et pharmaceutique font des profits colossaux sur une montagne de souffrance, tout en détruisant la planète ».

My Life's a Cage, Aymeric Caron
Photo My Life’s a Cage, Aymeric Caron

Des enjeux moraux et philosophiques

Il y a en effet une incohérence dans notre mode de vie. Nous adorons nos animaux de compagnie alors que nous dévalorisons les autres. Nous instrumentalisons certains d’entre eux pour notre consommation bien que cela ne soit pas nécessaire. Est-ce-que le plaisir éprouvé en mangeant un gros steak au poivre justifie le fait de tuer un être vivant ?

Nous prétendons être une espèce évoluée tout en continuant ces pratiques barbares. Pourtant, la science a prouvé que les animaux, dont nous faisons partie, sont doués de sensibilité. Alors pourquoi continuer ? Les habitudes et les coutumes ne sont pas toutes bonnes à garder : qui accepterait, aujourd’hui, de manger les excréments d’un jeune homme en pleine santé pour combattre la toux ? Cela paraît absurde aujourd’hui et pourrait en faire vomir certains, mais pas au XIIème siècle ! Qui dit que nos arrières petits-enfants ne trouveront pas les abattoirs monstrueux et la viande répugnante ? C’est là toute la question que souhaite faire émerger le film dans la conscience de chacun.

Le début du sumy-life-a-cage-filmccès

La première projection s’est faite début juin à Bruxelles. Un succès puisque la salle était pleine à craquer. Depuis, l’emballement de la communauté virtuelle bat son plein : près de 6000 fans sur facebook, une présence médiatique importante et de nombreux débats sur les réseaux sociaux.

La première du film en France aura lieu le 9 septembre 2015 au théâtre Adyar à Paris.

Et pour se mettre dès maintenant en appétit, le trailer :

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Passionnée par le cinéma documentaire et l'environnement, Alexandra a choisi le journalisme par vocation. En grande optimiste et végétarienne convaincue, elle espère un avenir meilleur pour le monde. Chaque petite voix compte... la sienne aidera peut-être à améliorer les choses en donnant les informations nécessaires à la réflexion !