Le champagne pas toujours à la fête

Il fait pétiller la vie, mais les bulles du champagne ne sont pas toujours légères pour la planète… « Mes courses pour la planète« , à lire également dans le magazine en ligne Néoplanète n°41.

champagne - mes courses pour la planète

Parce que ce vignoble subit des aléas climatiques particulièrement difficiles du fait de son implantation au nord-est, il a longtemps utilisé plus de produits phytosanitaires que les autres vignobles français. Si l’on ajoute les épandages de désherbants chimiques effectués par hélicoptère, on comprend que la pratique bio constitue une véritable rupture culturelle ! Soucieuse de connaître son réel impact sur l’environnement, la Champagne viticole a été la première région viticole française à faire établir un bilan carbone en 2003, établissant une production moyenne de 2,5kg de CO2 par bouteille (dont 30% dus aux emballages et 15% la fabrication des bouteilles).

Des tests sont en cours pour alléger les bouteilles tout en assurant leur solidité compte-tenu de la pression de 6 bars qui y règne. L’utilisation d’une nouvelle bouteille à partir de 2010, passant de 900g à 835g, a contribué à réduire l’empreinte carbone de 8000 tonnes. Expédié partout dans le monde (plus de 300 millions de bouteilles sont vendues en moyenne chaque année pour une rondelette somme de 3,6 milliards d’euros), le champagne a la bougeotte. Difficile de limiter ce poste, même si de nombreuses expéditions en France pourraient se faire par péniches ou trains, plutôt que par camions.

Le champagne se sert frais, aux alentours de 10°C. Il se conserve dans une cave fraîche, de température constante, d’humidité moyenne, à l’abri des courants d’air, et surtout de la lumière. L’idéal ? Du champagne issu de la viticulture biologique ou, mieux encore, biodynamique !

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone