Le bonheur, c’est la santé

Dans un monde qui s’accélère et nous fait vivre au gré des actualités toujours plus dramatiques, il existe une solution pour vivre différemment et en meilleure santé : l’indicateur brut du bonheur en réunit les principes fondamentaux. Un concept né dans les cimes de l’Himalaya, au Bhoutan, un pays où les habitants sont bouddhistes.

Le postulat
Les gens heureux vivent plus longtemps et ont un développement personnel plus harmonieux s’ils associent, entre autres, adaptabilité, créativité, esprit d’entreprendre, mais aussi générosité, sociabilité et comportement écologique responsable, plutôt que deprôner l’hyperconsommation de biens. Neuf critères pour être en bonne santé, avoir un niveau de vie décent et être sage – la santé, le bien-être psychologique, l’éducation, l’écologie, la bonne gouvernance, la culture, les standards de vie, la communautéet la donnée du temps –sont pris en compte par cet indicateur.

Cela reflète que…
Être en bonne santé est un réel indice économique : dans les pays où une politique de santé a été mise en place, l’économie suit et ne nécessite pas de moyens exorbitants mais une bonne gouvernance, comme dans l’État du Kerala, en Inde.
Habiter dans un logement salubre et pouvoir satisfaire ses besoins essentiels est un prérequis pour mieux vivre. Les huit objectifs du millénaire du développement visaient, pour 2015, une réduction de la pauvreté, pour une meilleure qualité de vie mais aussi de santé.
Accéder à la connaissance pour tous, femmes et hommes à égalité, et en retirer des enseignements permettent de mieux vivre. Les femmes, qui, dans les pays en voie de développement, sont allées à l’école, ont des enfants en meilleure santé, car elles ont appris les soins d’hygiène et ont bénéficié de conseils alimentaires.Voir l’indicateur du bonheur brut par le prisme de la santé n’en donne qu’un reflet, mais quel reflet ! En effet, le but de chacun est de mener une vie heureuse, longue, sans maladie, tout en profitant des bienfaits de la société, dont l’accès aux soins.

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Spécialiste des questions en santé environnement, des risques sanitaires environnementaux et de la gestion de crise, responsable d'enseignement à ENA et de cours à HEC. Deux ans conseiller technique risques santé environnement au cabinet de Jean-Louis Borloo (juin 2007- mai 2009) Déléguée générale de l' association Santé Environnement France pour Ile-de-France (ASEF). Déléguée générale de la Société Française de Santé et Environnement (SFSE). Secrétaire générale de la Société Française de Médecine de Catastrophes (SFMC)