Le bilan carbone du mariage de Kate et William

Loin du tableau romantique, le Citepa (Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique) s’est intéressé au bilan carbone du mariage du Prince William et de Kate Middleton (hors cérémonie). Bilan : 6 767 tonnes de CO2 ont été générés, alors qu’un ménage moyen au Royaume-Uni en génère 5,5 par an.

Avec 1 900 invités et 600 000 spectateurs à Londres, le mariage de William et Kate ne pouvait qu’être spectaculaire… et pas seulement en termes de romantisme. En comptant les foules et les vols, les émissions de gaz à effet de serre ont représenté l’équivalent des émissions de 1230 ménages du Royaume-Uni, 723 allers-retours entre Auckland (Nouvelle-Zélande) et Londres ou 12 fois les émissions annuelles de Buckingham Palace.

Principale source de ces émissions ? Les déplacements, responsables de 97,5% du total, soit 6599 tonnes de gaz à effet de serre, dont 2 642 tonnes dues aux vols aériens des invités et 3 957 tonnes imputées aux voyages en train, métro ou voiture des foules venues spécialement sur place voir l’événement. Au-delà du transport, le mariage a aussi été source de déchets, notamment lors des grands diners de réception, et d’utilisation d’énergie dans les hôtels accueillants les invités.

Toutefois, des efforts ont été faits pour limiter les émissions de CO2, notamment dans le choix de la nourriture, locale et de saison, ou des fleurs, de la région. Du côté de la mariée, Kate a opté pour une robe à base de bouteilles en PET ou de sacs plastiques recyclés, et une bague faite d’or gallois, extrait dans de bonnes conditions. Une fois sortis de Westminster, les jeunes mariés ont été transportés dans un carrosse tiré par des chevaux qui n’a pas émis de CO2. Le trajet en Rolls Royce, lui, aurait émis 1,7 kg de carbone.

Ramenées au nombre d’invités et de spectateurs, les émissions de gaz à effet de serre seraient donc limitées, de l’ordre de 11 kg de CO2 par personne, soit environ 1 000 fois moins que l’empreinte carbone totale d’un Français en 2005 (estimée à 12 tonnes par personne).






Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone