Abeilles :

Le B.a.-ba pour vous lancer dans l’apiculture

Pierre Javaudin nous emmène au plus près des abeilles et de leur habitat. Dans son livre aussi pratique qu’instructif, « Une ruche dans mon jardin », il dévoile tous les secrets de l’apiculture naturelle et familiale. De quoi transformer les apiculteurs amateurs soucieux de l’environnement en véritables connaisseurs. Voici une mise en bouche des trucs et astuces de cet ouvrage (éditions Larousse) pour vous lancer dans la fabrication du miel.

Couverture du livre
Couverture du livre

S’équiper

Blouson, gants, chaussettes et pantalon : l’équipement pour s’adonner à l’apiculture, même amatrice, n’est pas à négliger. Sinon, gare aux piqûres ! Privilégiez les vestes avec un voile noir au niveau de la tête plutôt que blanc afin de mieux voir. Écru ou vert gazon, le vêtement doit être assez ample pour avoir une certaine liberté de mouvement. De cuir, les gants n’auront aucune chance d’être traversés par un quelconque dard. Pour le bas, serrer bien au niveau des chevilles à l’aide de ruban adhésif ou d’élastiques afin d’éviter qu’une colonie ne vienne élire domicile dans votre pantalon. Lessive, adoucissants ou encore parfum sont à éviter. Ils pourraient quelque peu exciter les abeilles. Pour une fois que vous pouvez être négligé, profitez !

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Crédit : Pierre Javaudin

L’enfumoir ou un vaporisateur d’eau, permet de faire se rassembler toutes les abeilles dans la ruche. Aiguilles de pin et papier journal s’embraseront en un clin d’œil dans ce contenant en fer aux allures de bouilloire.

Le matériel à avoir

Avant tout, pour vos débuts d’apiculteur, il vous faut ? Une ruche bien sûr ! Mais difficile d’attirer les abeilles dans ce qui ressemble plus à une boite en bois qu’autre chose pour le moment. Mai est le mois où vous avez le plus de chances de voir vos efforts récompensés. Frotter un bloc de cire sur les parois ou bien badigeonnez les du produit miracle « le charme des abeilles », une pâte en tube à base d’essences de fleurs. Si après ça, toujours rien, vous pouvez contacter des apiculteurs professionnels. Beaucoup récupèrent régulièrement des essaims ayant élu domicile chez des particuliers.

Si vous souhaitez fabriquer votre ruche naturelle vous-même, optez pour la ruche horizontale 100 % écolo. Un véritable phénomène aux États-Unis et au Kenya. Le miel « maison » récolté est d’une qualité unique. Respectueuse des abeilles, la ruche horizontale est inspirée de son ancêtre le plus lointain, fait de troncs d’arbres simplement couchés à terreÉcologique, familiale et so chic, elle a de quoi combler.

Crédit : Pierre Javaudin
Ruche horizontale en bois – Crédit : Pierre Javaudin

L’entretien de la ruche

Balai à crin - Crédit : Pierre Javaudin
Balai à crin – Crédit : Pierre Javaudin

Pour bichonner vos abeilles, plusieurs outils sont indispensables : un balai à crin pour repousser les petites curieuses, un pinceau radiateur afin de balayer le fond de la ruche. Mais aussi le couteau à pointe carrée pour décoller les lattes ou encore une raquette de badminton afin d’éloigner les frelons asiatiques durant l’opération.

Couteau à bout carré - Crédit : Pierre Javaudin
Couteau à pointe carrée – Crédit : Pierre Javaudin

Combattre les dangers pour les abeilles

La nosémose, qui touche les intestins des abeilles, est une maladie particulièrement agressive. Il est toutefois possible de la combattre au travers la nourriture prodiguée aux insectes : une cuillerée à soupe de vinaigre de cidre ajoutée d’un sirop concocté à base de miel ou de sucre blanc donnera une touche d’acidité, favorisera la conservation et donnera un effet fongicide.

Malgré un entretien irréprochable et une alimentation stimulante pour les défenses immunitaires de l’abeille, certaines menaces telles que le warroa ne sont pas possibles à endiguer. Cet acarien suce le liquide circulatoire de l’insecte. Des produits chimiques sont utilisés pour essayer de réduire à néant cet assoiffé de sang mais il devient de plus en plus résistant. De plus, ces traitements (notamment à base d’amitraze) mettent en péril les colonies d’abeilles que le phénol altère moins.

Les acariens sont également responsables de l’acariose qui empêchent les abeilles de voler.

Crédit : Pierre Javaudin
Crédit : Pierre Javaudin

Le saviez-vous ?

L’abeille a plus de 100 millions d’années. Elle butinait déjà du temps des dinosaures et, depuis, est restée un animal sauvage. Si la reine vit en moyenne 4 ans, les ouvrières meurent beaucoup plus rapidement : en six semaines seulement. Et pour cause ! Elles butinent, ventilent la ruche, construisent et entretiennent des alvéoles jour et nuit. La reine, elle, pond. Quant à leur petit nid douillé, l’essaim, lorsqu’il est de la taille d’un ballon de football, pèse 3 kg. Trente mille abeilles : ce n’est pas aussi léger qu’une plume tout de même !

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Marion Bordier

Férue de lecture, de photographie, d'écriture mais aussi de découverte de nouvelles contrées et cultures, le journalisme semble être une évidence pour Marion.