L’art de la construction, une affaire de femme ?

L’américaine Janell Kapoor, directrice du projet WASI, insiste sur la dimension sociale de l’initiative :  « Notre vision consiste à développer des groupes importants dirigés par des femmes […], qui travaillent avec les communautés indigènes, […] ou avec des groupes de femmes battues ou de mères célibataires. Nous pensons que les femmes peuvent être des leaders pour la construction de communautés durables qui intègrent un habitat sain, où l’alimentation, l’accès à l’eau et l’environnement sont en harmonie avec la nature et les cultures locales ».

Le projet compte également avec la participation active de Nena Alava, une brésilienne spécialisée dans la construction de dômes géodésiques. Depuis 2000, elle est productrice du Festival Boom, au Portugal, qui par trois fois déjà a remporté le prix décerné par l’association A Greener Festival.

Cette spécialiste de la construction durable explique le rôle essentiel des femmes dans ce domaine : « Nous nous sommes rendus compte que dans beaucoup de cultures ancestrales, ce sont les femmes qui sont chargées de la construction de l’abri familial. Cette tendance s’est perdue, et aujourd’hui les méthodes d’édification classiques ont un côté très masculin, compétitif, destructif, qui épuise les ressources ».

WASI est une initiative de l’ONG Kleiwerks International, fondée en 1998, qui mène à bien des projets similaires partout à travers le monde. Elle a formé près de 15 000 personnes dans plus de 45 pays.

 

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