L’ancêtre de la pomme, un espoir pour la pomme moderne

Malus sieversii, ça ne vous dit rien ? Et pourtant, il s’agit de l’espèce de pommier sauvage la plus vieille au monde. 65 millions d’années nous séparent de ces fossiles vivants qui poussent sur les flancs du massif de Tian Shan au Kazakhstan. Une exposition au parc de Bercy à Paris rend hommage à ces pommiers de l’ère des dinosaures.

Biologiste et réalisatrice de documentaire, Catherine Peix  prend la défense des ancêtres de nos pommiers modernes. C’est en collaboration avec Hélène Bozzi, photographe, et Elisabeth Leciak, journaliste scientifique, que Catherine Peix a conçu cette exposition. Plus de cinquante photographies invitent le public à se balader dans les forêts du Malus sieversii. Inédites, les photos sont accompagnées de textes qui forment un véritable plaidoyer pour la protection de ce jardin d’Eden menacé par la déforestation et l’utilisation du fabuleux patrimoine génétique de ces pommiers. Le documentaire de Catherine Peix « Les origines de la pomme ou le jardin d’Eden retrouvé » est projeté dans le cadre de l’exposition.

 


Une pomme sans pesticides, c’est possible ?
Les trois femmes à l’origine de ce plaidoyer en faveur des pommes fossiles font parties des fondateurs de l’Alma. Cette association s’est donnée pour but de « sauver le centre de diversité de la pomme ».  Le Malus sieversii n’est pas seulement un patrimoine à protéger, il représente aussi l’espoir d’une pomme sans pesticides. Ces pommiers sauvages, véritables  fossiles vivants, sont bien plus résistants aux maladies que nos vergers modernes. C’est l’incroyable résistance de cette petite pomme nichée sur les montagnes kazakhes qui donne des rêves écolos. Un rêve qui pourrait devenir réalité si les scientifiques se penchaient sur son patrimoine génétique.


L’hybridation naturelle pour une pomme sans pesticides
C’est un travail de longue haleine qui s’annonce pour choisir la pomme la plus résistante et au meilleur goût. Une fois que le choix est fait, il faut croiser l’élu avec les pommiers classiques (gala, pink lady, etc.). C’est ce qu’on appelle l’hybridation naturelle, une sorte de fécondation assistée. Si l’hybride convient, il n’y a plus qu’à le « cloner » en faisant des greffes. Une méthode approuvée puisque c’est celle utilisée pour nos vergers modernes.

 

Exposition « L’origine de la pomme »
Chai du parc de Bercy à Paris (12e), rue Belmondo (derrière la cinémathèque). Jusqu’au 5 mars 2012. Ouvert tous les jours de 10h à 17h. Entrée libre.

 

Crédit photo 1 : l’affiche de l’exposition par Catherine Peix
Crédit photo 2 : Flickr/bpmm
Crédit photo 3 : Flickr/Pics’L

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