L’affichage environnemental en questions

L’affichage environnemental : un pas de plus vers la consommation responsable !

Par Elizabeth Pastore-Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net

L’affichage environnemental, quesako ?

Parmi les décisions issues du Grenelle de l’Environnement, l’une concerne directement les consommateurs : l’expérimentation nationale d’affichage environnemental.

Ce test à l’échelle nationale, mené par le Ministère de l’Environnement et l’Ademe, a débuté le 1er juillet 2011. Cent soixante huit entreprises (industriels, distributeurs) se sont portées candidates à cette expérimentation.

Le principe de l’expérimentation est simple : permettre aux consommateurs de disposer d’informations environnementales sincères et fiables sur les produits et les emballages. Le consommateur pourra ainsi intégrer l’environnement dans ses critères d’achat, et plus seulement le prix.

Que s’est-il passé depuis le 1er juillet 2011 ?

Vous l’aurez déjà remarqué, plusieurs types d’affichage ont fleuri : informations sur les sites Internet des marques, scan du code-barre grâce à une application smartphone en magasin, picotogrammes sur les étiquettes ou directement sur les emballages.

Ne vous inquiétez pas, c’est normal ! C’est justement le principe… Différentes modalités d’affichage sont testées afin de trouver la plus adaptée.

Au terme de la phase de test, le 1er juillet 2012, un rapport sera rendu au Parlement pour décider de généraliser ou non l’affichage environnemental.

Impact environnemental : mode d’emploi

La vie d’un produit et de son emballage est composée de différentes étapes : extraction et production des matières premières, fabrication, transport, utilisation, fin de vie. Chacune de ces étapes a des conséquences directes ou indirectes sur l’environnement : émissions de gaz à effet de serre, utilisation d’énergie, consommation d’eau, utilisation de ressources naturelles non renouvelables, rejets de substances nocives dans l’environnement, etc.

L’affichage de plusieurs critères complémentaires (multicritère) constitue  la grande singularité de l’expérience française. Jusqu’à présent toutes les initiatives nationales ou européennes ne portaient que sur un seul critère (les gaz à effet de serre). Ce dernier critère est d’ailleurs obligatoire mais sera complété des impacts environnementaux les plus spécifiques à chaque produit/emballage.

Par exemple, pour les shampoings, les critères retenus sont en plus des gaz à effet de serre, les impacts sur l’eau (consommation et pollution aquatique) et un indicateur sur les déchets/emballages

Afin de rendre ces informations techniques les plus accessibles possibles et les transformer en levier d’achat, les candidats proposent des notes globales, des échellesde notation, des codes couleur et des valeurs absolues.

En outre la pédagoie a été mise en avant. De nombreuses initiatives expliquent ce que sont les indicateurs, ce qu’ils recouvrent, comment ils ont été calculés et ce à quoi on peut les comparer. Un site national à même été mis en place, Proxi Produit, qui regroupe les informations environnementales de très nombreuses expérimentations. Pour y arriver c’est simple, il faut juste scanner le code barre !

La consommation responsable est plus que jamais entre nos mains.

Bons achats responsables !

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