La Saint-Valentin des insectes

Grâce à ce numéro exceptionnel de Néoplanète, vous saurez tout sur le crac-crac écolo. Mais en dehors de vos frénétiques éco-bambou-là, connaissez-vous le drame amoureux qui se joue en secret chez ces créatures qui nous ont précédé et nous survivront encore longtemps, nos amis les insectes ? Le mot drame est très en-deçà de la vérité. J’explique…

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Les pesticides, c’est fini. Surtout en ville, surtout près des écoles et surtout pour l’usage collectif ou privé, tout le monde sait enfin que l’explosion des cancers, ça n’est pas que le diesel urbain. Trouver des solutions « naturelles » s’impose donc, ça s’appelle le Biocontrôle, c’est tout neuf, ça vient de sortir comme des crocus sur un gazon. Principe du Biocontrôle : plus de traitement chimique sur ou dans la plante, qui finira plus tard sur ou dans l’être humain, mais recours à des astuces de Mère Nature encore plus rapides et efficaces. Du style coccinelle pour niaquer les pucerons.

Deux nouvelles méthodes en plein écoboom sont en train d’émerger, deux méthodes radicales mais qui vont quelque peu gâcher la Saint-Valentin des insectes. La première, par fatigue du mâle. La deuxième, par fatigue de la femelle. Parité oblige, les insectes étant beaucoup plus évolués que nous.

La première, par épuisement du mâle, est appelée doctement par les experts la Confusion Sexuelle. 
A l’instar du loup de Tex Avery, Monsieur Papillon ou autre Lépidoptère ravageur fait lui aussi dans le priapisme aigu au moindre effluve de phéromones, une espèce de Chanel N°5 répandue par sa future dulcinée énamourée pour le guider là où ça fait du bien. Jusque-là, rien de choquant. Sauf que comme tout mâle qui ne sait plus où donner de la tête, le simplet neurone orgasmique ne sait plus non plus où donner du sexe si l’offre dépasse le besoin. D’où l’astuce nouvelle de répandre tout plein de phéromones sur les plants à protéger. L’insecte mâle n’est alors plus qu’une érection volante, il ne sait même plus où et comment retrouver sa Juliette, faut absolument qu’il baise là, maintenant 
– désolé, c’est la pelle de la Nature – et même si c’est un copain qui passe par là, ben il y passe aussi…

La suite de cet article, à lire ici

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Jean-Michel Véry

Guitariste, compositeur, après dix ans de bons et loyaux services auprès de musiciens comme Andy Chase, Laszlo de Trèbes ou Vivien Savage, il débranche pour le journalisme et collabore avec L’Optimum, Le Figaro, Politis… Un père anglais et une mère égyptienne, aux ascendances touaregs, lui confèrent génétiquement le goût du voyage. Il signe régulièrement la rubrique « tourisme » pour Néoplanète.