La revue de presse des animaux : Un hamburger aux cellules souches, ça vous tente ?

Au menu de la revue de presse des animaux : découvrez ce que se disent les dauphins, comment les maladies des animaux terrestres atteignent les mammifères marins et le premier hamburger au steak artificiel, miam ! A écouter ci-dessous (3’36)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2012/03/revue-de-presse-des-animaux-du-2-mars-2012.mp3|titles=revue de presse des animaux du 2 mars 2012]

Référence musicale  :  « Monster Hamburger » – Pakita

 

 

 

 

 

 

 

Version écrite de la revue de presse

Que se disent les dauphins quand ils se rencontrent ? Une question qui divisent les chercheurs, nous explique le Figaro, car, si auparavant on n’étudiait que les cétacées dans les parcs aquatiques, aujourd’hui, les nouveaux systèmes d’acoustique passive permettent de travailler avec des dauphins sauvages qui vivent en groupe et ont des échanges beaucoup plus riches et variés. A l’université de Saint Andrews en Ecosse, on pense que lorsque deux dauphins se rencontrent,  ils émettent un sifflement répété qui est une sorte de signature, « salut moi c’est Flipper ». Pas du tout rétorque-t-on à l’université polytechnique de Catalogne à Barcelone. La signature du dauphin ne se résume pas à un seul son mais à plusieurs et ils se reconnaissent entre eux au rythme de leurs sifflements. Une bataille d’experts passionnante qui révèle surtout notre grave ignorance de ces animaux due en particulier à notre mauvaise acoustique sous l’eau qui, par exemple, nous a conduit à ignorer durant des années les effets de la pollution sonore des océans. Ainsi, on découvre aujourd’hui seulement, que les mammifères marins peuvent devenir sourds à cause du trafic maritime !

Une information confirmée sur le site carevox.fr qui parle d’un phénomène que  vient de démontrer le biologiste canadien Andrew Trites. En examinant des mammifères marins morts échoués sur les rives du Canada, il a découvert qu’ils étaient victimes de maladies dont souffrent habituellement des animaux élevés par l’homme. Phoques ou otaries seraient gagnés par des maux frappant des chèvres, chats ou chiens.  Un drame qui expliquerait la disparition de certaines espèces mais, qui pourrait s’avérer très grave pour l’homme qui vit de plus en plus près de la mer, en vacances notamment et qui serait de plus en plus touché, lui aussi par ces maladies. Andrew Trites dénonce le bétonnement abusif des côtes et l’assèchement des zones marécageuses, qui ont toujours servis de filtre naturel entre la terre et la mer,  et ont évité l’invasion des parasites, champignons, virus et autres bactéries.

Ces découvertes et l’évolution de notre monde vont provoquer quelques révolutions. Il en est une qui arrive à grand pas, c’est celle du steak artificiel. Ça y est, le premier hamburger produit à partir de cellules souches devrait être consommé en public en octobre prochain. 250 000 euros ont été investis par un sponsor qui veut rester anonyme dans ce projet qui passionne les chercheurs depuis quelques années. L’idée : extraire des cellules souches de muscle bovin pour les cultiver en laboratoire, leur donner – et c’est le plus difficile – la couleur, la texture et l’apparence de la viande, afin  qu’un jour, il n’y ait plus qu’un troupeau limité de donneurs, de vrais animaux et que toute la viande consommée soit artificielle. Le but : limiter la pollution et la voracité de cette industrie tout en nourrissant  l’humanité de plus en plus accro à la viande, puisqu’on sait que la demande, demain, va doubler dans les 40 années à venir. Bien sûr, des purs et durs vont crier beurk ! Les autres leur répliqueront « pas de quoi faire une génisse ! » car, cela permettra  de créer une viande plus saine, moins grasse, de respecter le bien-être animal et même, de séduire les végétariens ! Des associations ont déjà annoncé qu’elles seraient prêtes à manger à nouveau de cette viande qui ne fera pas souffrir les animaux et ils ne racontent pas de salade, foi de végétarien ! Une révolution je vous dis !

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.