La revue de presse des animaux : Le pays des All Blacks veut purifier les pets de mouton

Au menu de la revue de presse des animaux : une signalisation dédiée au risque requins à la Réunion, une araignée d’eau qui trouve son bonheur dans les déchets plastiques du Pacifique et la Nouvelle-Zélande qui veut assainir l’air en purifiant les flatulences des moutons. A écouter ci-dessous. (3’23)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales

« Les dents de la mer » John Williams        « Les moutons » Jacques Brel

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2012/05/revue-de-presse-des-animaux-du-10-mai-2012.mp3|titles=revue de presse des animaux du 10 mai 2012]

 

 

 

 

 

 

 

Version écrite de la revue de presse des animaux

Cette semaine, tandis que les éléphants du PS s’agitent pour gagner un ministère, les requins de la Réunion voient débarquer de nouvelles mesures pour les empêcher de confondre un surfeur et une otarie. Car, si l’on sait que ces attaques ne sont pas volontairement dirigées vers les hommes, la situation est dramatique. Pour les victimes bien sûr, et  par conséquence,  pour le secteur , car les chiffres de fréquentation des écoles de plongée et de surf ont plongé en quelques mois et la psychose  a gagné la plage. Le Parisien/Aujourd’hui en France nous rassure en nous décrivant les différentes mesures qui pourraient résoudre le problème : une signalisation dédiée au risque requins avec drapeaux orange ou rouge en fonction du danger, des filets amovibles posés chaque jour à 100m du rivage pour protéger les zones de baignades et 25 postes de guetteurs spécialisés qui travaillent par deux, l’un en apnée pour surveiller les profondeurs, l’autre sur une planche avec un repoussoir à requin, une trousse médicale et un VHF pour prévenir les baigneurs en cas d ’urgence, bref de quoi éviter le pire.

Il semble de plus en plus urgent que nous apprenions à mieux connaître la mer qui n’est pas qu’une surface que l’on voit depuis un bateau ou un plage, mais un monde fascinant qui nous réserve bien des surprises. Une des dernières concerne la tristement célèbre concentration en déchets plastiques qui forme de véritables terres sous-marines. Dans le Pacifique, elle  a été multipliée par 100 depuis 40 ans nous  explique lAFP, et des chercheurs américains viennent de découvrir l’une des conséquences inattendues de cette nouvelle pollution : le développement d’une espèce d’araignée d’eau, l’Halobates sericeus. Cet insecte a, en effet, besoin d’un terrain « solide » pour déposer ses œufs. Alors qu’il devait jusque-là s’accrocher aux branches et  pondre sur les rares débris flottants qui passaient par là, maintenant il s’est installé de vraies maternités sur ces bancs de plastique. Or, cette araignée d’eau est un plat bien gouleyant pour nombreux crabes, poissons ou oiseaux de mer  qui chantent, tous contents de ce nouveau quatre-heure : le plastique c’est pas fantastique mais c’est bien pratique !

Terminons avec l’une des infos les plus insolites de la semaine : pour réduire ses gaz à effet de serre, la Nouvelle-Zélande veut purifier le pet de mouton. Selon les Nations Unies, nous rappelle le site de TV5Monde, 18 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde seraient dus aux animaux d’élevage, proportion  qui atteint les  50% en Nouvelle-Zélande où paissent 35 millions de moutons et huit millions de vaches. Le gouvernement a même créé une taxe pour faire des recherches, appelé « l’impôt du pet » qui a finalement été abandonné sous la pression des agriculteurs, bref le sujet est hyper-sensible. En dans le laboratoire de Palmerston North, des animaux sont étudiés et leurs flatulences observées attentivement, bonjour le job, afin de créer, peut-être, un vaccin qui empêcherait les ruminants de générer du méthane. Une hypothèse crédible à l’horizon de 15 ans, c’est pas pour maintenant mais bêêêê bêêêê c’est déjà ça !

 

 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.