La revue de presse des animaux : Baleines à vendre

Au menu de la revue de presse des animaux : des commandos armés pour protéger les tigres en Inde, des baleines à vendre, des cormorans sous protection et le retour de… la gale ! A écouter ci-dessous (3’00)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2012/01/revue-de-presse-des-animaux-du-13-janvier-2012.mp3|titles=revue de presse des animaux du 13 janvier 2012]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Version écrite de la revue de presse des animaux

Comment protéger les animaux sauvages d’un trafic si rentable qu’il en devient dramatique ? Deux solutions sont évoquées dans vos journaux. Direct Matin nous annonce la création de commandos armés dans les deux principales réserves de tigres en Inde. 54 hommes armés, mais surtout, préparés pour lutter contre les braconneurs et protéger les quelques 1 706 tigres qui ont réussi à sauver leur peau, en Inde, jusqu’ici.
Plus grave : le sort des baleines. Sciences et avenir nous rappelle que malgré le moratoire institué en 1986 par la Commission baleinière internationale (CBI) pour interdire toute prise de baleine, le nombre de spécimen tué à plus que doublé depuis les années 90. Actuellement, au moins 2000 baleines sont pêchées chaque année, environ 1000 par le Japon au nom de la « recherche scientifique », 600 par la Norvège et l’Islande qui n’ont pas signé le moratoire et quelques 350 pour la chasse de subsistance des populations côtières d’Alaska, de Sibérie, du Canada ou des Caraïbes. Des chercheurs de l’université de Californie proposent donc une solution qu’ils espèrent plus efficace : créer un marché de la baleine avec des prix, des quotas. Un rorqual commun coûterait par exemple 85 000 dollars et un petit rorqual 13.000 dollars. Si les baleiniers les achètent, cela permettrait de gérer les transactions et d’éviter les excès. Mais les associations de protection animale et même les particuliers pourraient aussi s’associer pour indemniser les baleiniers et sauver les baleines. Les ONG dépensent en effet environ 25 millions de dollars par an pour leur campagne anti-chasse.  Si l’idée peut sembler cynique au premier abord, elle est pragmatique et pourrait satisfaire les uns et les autres et permettrait de gérer d’une manière officielle, l’avenir des baleines.
A propos de chasse, signalons une bonne nouvelle du magazine sur la nature pour les enfants, Wapiti : les cormorans, que les chasseurs avaient obtenu le droit de tuer sous prétexte qu’ils mangeaient les brochets, vont être protégés. Le tribunal vient d’annuler cette autorisation. Le pouvoir des chasseurs aurait-il du plomb dans l’aile ?
Et si l’on se bat pour protéger certaines espèces, on aimerait par contre se passer de quelques autres comme ce  charmant parasite, le sarcopte, tout vert et tout ridé qui nous apporte comme cadeau…  La gale ! Étonnant, car on la croyait disparue mais, que nenni, elle nous fait son grand retour ! Le Parisien/Aujourd’hui en France précise que, contrairement à des idées préconçues, elle ne touche pas les gens précaires ou sales mais peut s’attraper lors d’un voyage exotique, en essayant des vêtements ou lors d’actes sexuels. Pas très agréable, elle n’est, heureusement, pas trop difficile à soigner avec des lotions pour le corps et des médicaments. Bref ce n’est pas la peste !

 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.