La première compétition internationale de sport canin arrive en France

Dimanche 3 juin, la marque d’aliments pour chiens Dog chow organise pour la première fois en France une compétition de sport canin au parc du Château de Rambouillet (Yvelines). L’événement opposera une quinzaine de joueurs français et étrangers dans 4 épreuves autour du lancer/rattraper et du freestyle. Encore peu connue en France, cette discipline suscite des interrogations, notamment sur la santé des chiens.

100.000 pratiquants dans le monde entier, qui sont, pour 60%, des américains et des japonais. Le Dog chow disc cup fait des adeptes ! Selon les organisateurs, cette discipline « ouverte à tous et facile d’accès » est « un jeu avant d’être un sport ». Le concept ? Une épreuve de lancer/rattraper, où un homme envoie à son chien un frisbee, et une épreuve de freestyle, pendant laquelle le maître et son chien exécutent une chorégraphie en musique dans un temps impartit, avec plusieurs frisbees (1).

Quel chien pour cette compétition ? Si les organisateurs précisent que « tous les chiens peuvent participer, du yorkshire au collet en passant par le berger australien ou le labrador, du moment qu’il est âgé de plus d’un an et en bonne santé », la vétérinaire Marie-Christine Favé émet quelques réserves quant à l’intérêt de telles pratiques pour l’animal. « Ce n’est pas parce que certains chiens font des prouesses que c’est une discipline adaptée à toutes les races et à tous les chiens d’une race donnée, explique-t-elle. Les chiens ne sont pas de sauteurs -à la différence des chats,- et leur organisme est beaucoup moins souple pour la contorsion et l’atterrissage. »

Quels risques pour la santé de l’animal ? Encore une fois, les avis s’opposent. Là où David Roman Carzola, vice champion d’Europe Disc Cup, voit un « très bon exercice pour calmer le stress parce que la chasse -au disc- est un instinct naturel du chien », Marie-Christine Favé pense que « ces sauts peuvent altérer la croissance osseuse et générale des chiens car un chien qui concoure à 2 ans a été entrainé plus jeune pour conditionner le réflexe. »

Du jeu entre un maitre et son chien, ou de la compétition stressante, qui aura le dernier mot ? Le débat est lancé.

 

(1)   Au lancer/rattraper sont pris en compte le nombre total de lancers effectués avant la fin du temps imparti, la distance parcourue, la façon dont le chien se saisit du disc (en vol ou au sol) et le nombre d’allers-retours effectués par le chien en 60 secondes. Au freestyle, les 3 juges-arbitres professionnels vérifient la cohérence, la technicité, l’originalité ainsi que le nombre et la qualité des allers-retours effectués et bien sûr validés.

 

 

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