La PME qui sent bon le Sud

ambiance corps ArganChercher les actifs cosmétiques dans les pays du Sud et fabriquer ses produits grâce au savoir-faire français : un défi que s’est lancé la marque Senteurs du Sud depuis plus de dix ans. Objectif atteint !

Senteurs du Sud, qui a onze ans d’expérience et exporte jusqu’en Asie, reste néanmoins une toute petite entreprise. La marque, créée et aujourd’hui dirigée par Anne Galand, prend ses racines dans la ville de La Crau (Var). C’est là que, toute jeune, la fondatrice découvre les plantes, dans la maison de ses grands-parents qui cultivent les violettes. « Ça m’a donné le goût des parfums, des produits de beauté », confie-t-elle.

Après des études de chimie et plusieurs expériences en laboratoire mais aussi dans la vente de produits de soin, Anne Galand décide de se lancer : « Une petite graine avait germé dans mon esprit lors de mon stage de fin d’études. J’avais 24 ans et j’étais dans un petit labo cosmétique.» Lorsqu’elle quitte la vente, Anne reprend la «maison des violettes ». Elle s’y installe et met un an à monter son projet avec un capital de 15 000 €. En 2003, ses premières commandes arrivent, la jeune femme crée alors ses bougies et parfums dans la cuisine familiale.

Par la suite, les produits seront formalisés avec des laboratoires sous-traitants, dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En 2005, sac au dos, Anne Galand part au Maroc à la rencontre des coopératives d’huile d’argan. « C’était encore un produit très confidentiel que je voulais essayer », explique-t-elle. Naît alors une collaboration avec des femmes marocaines, autour du commerce équitable, et qui débouchera sur une gamme à base de cette huile précieuse.

Deux certifications : Ecocert et Cosmebio

ambiance Blaireau HOSenteurs du Sud s’engage dans le respect de l’homme, des animaux et de l’environnement. La marque n’utilise aucun extrait et ne pratique aucun test animal. Elle privilégie les matières premières naturelles et garantit des formules avec des ingrédients issus de l’agriculture biologique, entre 20 et 100%.Un engagement qui lui a valu les certifications Ecocert et Cosmebio, ouvrant de nouveaux marchés et validant la qualité des produits et leur innocuité.

Aujourd’hui, les arômes se créent avec les parfumeurs de Grasse, à partir de standards qu’Anne Galand a fait évoluer, vers le plus fleuri ou le plus sucré, selon l’envie. Des produits qui ont conquis l’Asie puisque Senteurs du Sud s’exporte au Japon et en Chine depuis plusieurs années.

Outre ses gammes dédiées à la Provence et à l’huile d’argan, Senteurs du Sud a développé des soins pour bébés et pour hommes. Pour ces derniers, c’est du Mexique que provient la matière première : le tépezcohuite, dit « arbre à peau », qui est ensuite transformé en France. « C’est un arbre que j’avais gardé en  tête depuis mes études, avec ses propriétés cicatrisantes pour la peau. Je me suis dit pourquoi pas pour les hommes, raconte Anne Galand. Ensuite, il faut compter deux à trois mois pour la création de soins. Je travaille sur les produits très actifs avec les formulateurs, chacun donne ses idées et on avance comme ça. »

A l’avenir, la petite entreprise veut encore grandir, avec de nouveaux collaborateurs, autour d’arômes qui  sentent toujours bon le soleil. Parmi les dernières senteurs : la fleur de citronnier qu’Anne Galand a tout simplement retrouvée dans sa véranda et qui sera demain chez ses revendeurs et sur son site de vente en ligne.

Chiffre d’affaires : 250 000€ en2013.
Effectif : 3 salariés.
Prix : de 5 € à une trentaine d’euros.
Points de vente : chaînes de magasins bio, boutiques indépendantes, spas de luxe et grands magasins en Asie et site Internet.
Siège : La Ciotat (Bouches-du-Rhône).

Article paru dans Le Parisien du 3 mars 2014.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Après des études de journalisme à Paris et Dublin, Julie s'est lancée comme correspondante pour des sites d'informations québécois, couvrant l'actualité française. En 2013, elle revient sur les bancs de Néoplanète, qu'elle avait déjà arpentés quelques années plus tôt. En parallèle, elle cultive son blog, consacré au voyage.