La mode éthique pour les bouts d’chou

Parce que leurs petits monstres ont la peau sensible, un nombre grandissant de parents préfèrent acheter des vêtements en matières bio. À chaque étape de leur conception, ceux-ci respectent leur épiderme, mais aussi le producteur et l’environnement.

Tunique réversible Idéocollection, 100% coton bio, 45 euros

On comprend la préoccupation des parents quand on connaît les procédés de fabrication d’un vêtement : que ce soit en amont, avec l’usage d’engrais et de pesticides pour les cultures, ou lors de la teinture, avec les colorants et les fixateurs de pigments. Cet été, Greenpeace a découvert des traces de produits toxiques dans des échantillons prélevés sur quatorze modèles achetés en magasin. Les marques incriminées sont prestigieuses : Uniqlo, Adidas, CalvinKlein, Lacoste ou Ralph Lauren.


On imagine les risques pour leur épiderme : brûlures,boursouflures, réactions allergiques… Car nos bambins sont plus sensibles aux agressions extérieures en raison de la finesse de leur « peau de bébé », alors que, chez les grandes personnes, la couche cornée, constituée de peau morte protectrice, est une barrière naturelle. Sans oublier que la surface totale de la peau d’un enfant est très importante par rapport à son poids (trois à dix fois plus que chez l’adulte). La conséquence ?

Sac musette Parisienne, en coton bio, Zazazou 20 euros


Une plus forte concentration de substances nocives dans son organisme. D’où le désir de certains parents de privilégier un prêt-à-porter qui suit les mêmes règles d’élaboration que les produits bio : les graines ne doivent pas être issues de semences d’OGM, les engrais utilisés pour la culture sont d’origine naturelle et la récolte se fera à la main.

Aujourd’hui, de plus en plus de marques généralistes, telles que PetitBateau, Catimini ou Monoprix, proposent, dans leurs collections, quelques modèles pour enfants conçus en coton biologique.







Pull en matières recyclées Idéocollection, made in Italie, 55 euros


Attention : l’appellation coton bio ne signifie pas que la confection d’un modèle « s’embarrasse » de critères sociaux ou éthiques. Mieux vaut exiger des « habits bio et éthiques » : leurs fabricants ont signé la charte édictée par l’Organisation Internationale du Travail et se sont engagés à respecter l’environnement et le producteur.


Cela garantit donc que la rémunération, la durée et les conditions de travail sont meilleures que les standards du pays de production. Le travail des enfants est également interdit par l’OIT. Bien sûr, le prix de ces vêtements bio est un peu plus élevé, mais quand on aime ses bambins, on ne compte pas !



Gilet réversible en 100% coton bio Idéocollection - 35 euros








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