La micro-finance, des prêts pour aider les plus pauvres

Vous souhaitez aider une famille pauvre, exclue du système bancaire, à développer sa petite entreprise ? Passez donc par la micro-finance. Ce système permet d’offrir des crédits de faibles montants (micro-crédits) aussi bien dans les pays en voie de développement que dans les pays développés.

Crédit, épargne, assurance, transfert d’argent… la micro-finance d’aujourd’hui ne se limite plus à l’attribution de micro-crédits aux personnes pauvres, mais s’étend aussi à tout un panel de produits financiers pour ceux qui sont exclus du système bancaire. Plusieurs options s’offrent à vous. Suivez le guide.

Oikocredit est un investissement solidaire qui lutte contre la pauvreté dans les pays en développement en accordant des crédits et du capital social à de petites entreprises. Il garantit à ses 43.000 investisseurs de toucher de modestes dividendes tout en leur assurant que l’argent sert à encourager le commerce équitable ou à protéger les ressources naturelles de la planète.

Oikocredit a par exemple aidé à financer la construction du marché de la Coopérative des Commerçantes du Vivrier de Cocody, dans le nord d’Abidjan (Côte d’Ivoire), avec d’autres infrastructures destinées aux commerçantes : crèche, centre médical…

L’Adie est l’Association pour le droit à l’initiative économique. Elle accompagne les entrepreneurs français, particulièrement ceux bénéficiant des allocations chômage ou touchant les minima sociaux, à monter leurs projets. En témoigne Rajif Alfred, un jeune entrepreneur nîmois, qui a créé une marque de vêtements, « Le Bollywood ».

L’Adie (http://www.adie.org/) est l’Association pour le droit à l’initiative économique. Elle accompagne les entrepreneurs français, particulièrement ceux bénéficiant des allocations chômage ou touchant les minima sociaux, à monter leurs projets. En témoigne Rajif Alfred, un jeune entrepreneur nîmois, qui a créé une marque de vêtements, « Le Bollywood ».

Babyloan.org est le site Internet de référence en matière de micro-crédit solidaire, principalement actif dans les pays en voie de développement (Vietnam, Cambodge, Afrique…), mais aussi en France. Les sommes qu’il alloue permettent aux micro-entrepreneurs de travailler dans de meilleures conditions et d’augmenter leurs revenus. Voici deux exemples.

Au Vietnam, Mme Nguyen Thi Lan vendait des légumes au marché. Elle a emprunté auprès de SEDA (centre for Small enterprise development assistance), une organisation non gouvernementale vietnamienne, ce qui lui a permis d’acheter une cinquantaine de poules. Elle en a aujourd’hui 300 et vend des œufs et de la viande.

Mme Hoang Thi Ky, elle, a pu augmenter sa production de nouilles de riz. Avec les excédents, elle peut désormais nourrir plus de cochons : elle en a d’ailleurs acheté cinq nouveaux ! Un second emprunt lui a même permis de bâtir une petite porcherie.

Au Togo, Wages (Women and associations for gain both economic and social) est un acteur majeur de la micro-finance. Elle espère contribuer au développement de Togolais à faibles revenus, essentiellement des femmes. Wages propose également deux services non-financiers : la formation (gestion de l’épargne et du crédit, sensibilisation sur le VIH/SIDA…) et l’appui institutionnel.

Au décès de son mari, Adakou Koudoyor s’est lancée dans la fabrication de donuts et autres sucreries qu’elle vend dans la rue (en anglais).

GDF SUEZ lance le premier site intranet dédié au microcrédit solidaire. Pour la première fois, les 218 000 collaborateurs du Groupe vont pouvoir contribuer à la au développement de micro-entreprises dans le monde. Leur aide prendra la forme d’un prêt à taux 0 % de 20 euros minimum, remboursable sous 6 à 18 mois. Les prêts sont garantis par les institutions de microfinance locales. Rendez-vous sur http://gdfsuez.microworld.org !

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