La journée de la Terre célébrée à Rabat

Depuis 1970, la journée de la Terre se déroule tous les 22 avril. Cette année, Rabat a été choisie pour accueillir les célébrations de ce 40ème anniversaire. Reportage de notre envoyée spéciale dans la capitale marocaine.

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  » Le choix de Rabat n’est pas un hasard, explique Miriem Bensalah Chaqroun, commissaire de la Journée de la Terre. Nous disposons ici de 20 m² d’espaces verts par habitant, ce qui correspond à deux fois le minimum requis pour obtenir le label ville verte. Depuis plusieurs années déjà, sous l’impulsion royale,les projets liés au développement durable se multiplient. Le Maroc vert est en marche ! « 

La preuve, à l’occasion de la Journée de la Terre, la ministre de l’Environnement marocaine, Amina Benkhadra, a présenté les principaux chantiers en cours à travers le territoire national. Et ils sont nombreux : la généralisation du programme Eco-école, pour sensibiliser les plus jeunes à la protection de la planète, l’implantation de récifs artificiels pour préserver les éco-systèmes marins, la lutte contre la déforestation dans les régions de Laayoune et la Chaouia-Ouardigha, la mise en valeur pisicole des retenues de barrage ou encore le projet Bouregreg-Energie valorisant le méthane issu de la décharge réhabilitée de Oulja pour la production d’électricité et de chaleur.

Cette Journée de la Terre a aussi couronné plusieurs accords entre la France et le Maroc. Parmi eux, la création d’une ville nouvelle pilote à faible consommation d’énergie près de Tanger. Une ville durable qui devrait accueillir 200 000 habitants et favoriser la mixité sociale. A noter également une coopération entre l’Ademe et l’agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ADEREE) du Maroc.

Mais n’allez pas croire que la Journée de la Terre s’est résumée au Maroc à des discours officiels, loin de là. Il suffit pour le découvrir de se rendre à l’Espace Ecologie, ouvert jusqu’au 25 avril sur l’esplanade des Oudayas, dans la vallée du Bouregreg en pleine réhabilitation. Premier bon point : l’entrée est gratuite pour tous. Les Marocains y viennent donc en famille pour découvrir les initiatives d’ONG, d’institutions publiques ou encore d’associations pour protéger l’environnement. C’est ainsi que l’Institut de recherche halieutique, dédié à la recherche et au développement du secteur marin, a mis en avant la biodiversité marine au Maroc, mais aussi les espèces animales les plus menacées. Des panneaux pédagogiques soulignent par exemple les menaces pesant sur les phoques moines et les requins.

A quelques pas de là, des enfants jouent les artistes en créant des oeuvres à partir de papier recyclé. Une manière ludique de les initier au recyclage et au tri des déchets. Cette volonté de sensibiliser les plus jeunes est aussi une priorité de la Fondation Mohammed VI pour la protecion de l’environnement, via notamment le programme Eco-Ecoles. Certains élèves de primaire ont ainsi exposé leurs créations colorées et drôles, réalisées à partir de déchets à l’Espace Ecologie. Coup de coeur pour la mini table en canettes de soda.

Et le bilan carbone de l’Espace Ecologie ? Pas mal du tout. Les assises dans les stands sont en carton recyclé et recyclable. Mieux : l’association de la Journée de la Terre va compenser toutes les émissions de CO2 liées à ce salon. Jeudi 22 avril à 18h, l’Espace Ecologie avait déjà émis, depuis le 17 avril, 1.37 tonnes de CO2, soit 9 783 km en voiture. Ce qui correspond à la plantation de quatre arbres.

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