La guerre tue aussi la planète

Lorsque l’on parle de la détérioration de l’environnement, le diesel et les pesticides se retrouvent souvent dans la discussion. Il y a cependant une cause peu souvent évoquée, mais tout aussi, voire plus, polluante : la guerre. C’est de ce constat que fait état le livre Guerre et Paix… et Ecologie de Ben Cramer, aux éditions Yves Michel.

wikipedia

« La militarisation du monde est la cause principale de la détérioration de nos environnements, sur terre, en mer et dans l’espace, » peut-on lire dans la préface d’Alain Joxe. Difficile à croire ? Peut-être pas tant que ça lorsque l’on considère les informations aussi intéressantes que surprenantes contenues dans livre :

  • Au moins 10% des émissions annuelles de carbone proviennent d’activités militaires.
  • En 2010, l’Union européenne a dépensé 194 milliards d’euros dans la défense, soit l’équivalent des déficits annuels de la Grèce, l’Espagne, et l’Italie.
  • 1% de la planète est occupé par des camps d’entraînement. Cela représente plus que la superficie totale de la France utilisée pour le maniement d’armes, même en temps de paix.
  • Pour 1 dollar investi dans l’écologie, 1000 le sont dans l’armement.
  • La dimension militaire ne rentre pas dans le protocole de Kyoto.
  • 12 milliards de balles sont produites chaque année dans le monde.
  • Les états qui vivent « au-dessus » de leurs moyens le font souvent à cause des dépenses militaires.

 

Le journaliste Ben Cramer, qui a co-animé en 2008 le premier débat au Parlement européen sur le thème de « Sécurité Collective et Environnement », fait donc état dans cet ouvrage d’une thématique aussi importante que méconnue, ou, plutôt, ignorée : celle de l’impact désastreux des guerres sur notre environnement. Sera-t-elle abordée en décembre prochain à Paris lors de la COP 21 ?

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.