La France tourne le dos aux gaz de schiste

Abandon des gaz de schiste en raison « des risques lourds pour la santé et l’environnement », fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en 2016 : ce sont les deux décisions les plus fortes annoncées le 14 septembre par François Hollande à l’ouverture de la Conférence environnementale qui réunit à Paris quelque 300 élus, représentants des ONG, des industriels, des syndicalistes et 14 ministres.

Les sept demandes de permis d’exploration (*) de gaz de schiste seront rejetés par la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho tandis que l’électricité d’origine nucléaire passera bien de 75% aujourd’hui à 50% en 2025, comme le président s’y était engagé pendant la campagne. Plusieurs ONG demandaient une fermeture plus rapide de Fessenheim en raison des travaux coûteux de mise en sécurité qui doivent être engagés dans la plus vieille centrale de France, que seul le Rhin sépare de l’Allemagne qui sortira définitivement du nucléaire dans dix ans.

Les autres annonces principales concernent la création d’une Agence nationale de la biodiversité et la priorité donnée à la rénovation thermique des logements anciens.

Cinq ans après le Grenelle de l’environnement, la conférence environnementale – qui se tiendra tous les ans –  doit fixer une feuille de route  pour le quinquennat.

 

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Yves Leers

Journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (AFP), conseil en développement durable (L’Atelier du climat), ex responsable de la communication et de l’information de l’ADEME.