La Fondation Brigitte Bardot pour l’ours polaire

A quelques mois de la 15ème Conférence des Parties (CITES), qui se déroulera à Doha-Qatar du 13 au 25 mars prochain, la Fondation Brigitte Bardot prend position aux côtés des Etats-Unis, en faveur de la protection de l’ours polaire et souhaite que la France soutienne aussi son transfert en annexe 1 de la convention de Washington auprès de l’Union Européenne.

L’ours polaire, témoin et symbole du changement climatique n’est toujours pas considéré par la communauté internationale comme une espèce menacée et est donc toujours sujet au commerce.

Brigitte Bardot demande à Stephen Harper, Premier ministre du Canada, que son pays soutienne la proposition des Etats-Unis pour sauver les 20000 ours polaires restants. Par ailleurs, entre 1992 et 2006, approximativement 21 506 pièces d’ours polaire (corps, trophées, animal vivant, partie ou dérivés) ont été exportées. Avec respectivement 51% et 31% des exportations, le Canada et le Groenland sont les pays qui ont participé le plus à l’extinction de l’espèce. Il a été estimé que 52% des pièces exportées représentaient des peaux dont 87% avait pour origine le Canada. La moitié de la population des ours polaires sur le territoire canadien serait en déclin car surexploitée et c’est le seul pays qui continue d’exporter les produits issus de la chasse à l’ours. L’ours polaire est aussi présent aux Etats-Unis, au Danemark, en Norvège et en Russie.

Selon la CITES, une espèce menacée d’extinction, doit être classée en annexe 1, si l’on peut démontrer une réduction de son habitat et une dégradation de la qualité de son environnement. C’est le cas de l’ours polaire, espèce directement touchée par le réchauffement climatique et par la réduction de la banquise. De nombreux experts ont conclu que l’ours polaire ne pourrait pas survivre à une fonte totale de celle-ci, d’autres s’accordent à dire que l’ours pourrait « éventuellement » s’adapter à ce nouveau climat mais à condition de le protéger sur une période importante pour lui permettre cette adaptation.

La Fondation Brigitte Bardot sollicite la France pour permettre aux ours polaires d’affronter les changements écologiques sans subir en plus la pression de la chasse commerciale qui risque de s’amplifier avec notamment l’ouverture des voies de navigation causée par la fonte des glaces. Après avoir été reçue par Michel Rocard, ambassadeur de France auprès des pôles Arctique et Antarctique, la Fondation Brigitte Bardot est intervenue, le 21 janvier, auprès du président Nicolas Sarkozy pour lui présenter ses arguments et ses attentes. Il y a urgence, car les décisions prises aujourd’hui à Paris et à Bruxelles pourraient être déterminantes pour la survie de l’ours polaire.

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